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?Il y a un manque de discipline à tous les niveaux?
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?Il y a un manque de discipline à tous les niveaux?
Maurice accueillera le mois prochain les éliminatoires de la Thomas & Uber Cup, quelle est la contribution de la Fédération africaine de badminton (FAB) à cet événement ?
? La FAB fournira les volants pour la compétition et apportera une aide financière, certes très modeste, de quelque Rs 75 000 à l?Association mauricienne de badminton.
Nous mettrons également à la disposition de celle-ci les services d?un des meilleurs entraîneurs du monde, en la personne du Sud-Coréen Yon Man Kim. Ce dernier animera un camp d?entraînement d?une dizaine de jours à l?intention des joueurs mauriciens et africains. La Française Isabelle Jobart, qui agira comme referee of the tournament, animera, quant à elle, un stage pour les arbitres locaux. Il faut savoir que la FAB remettra également la somme de 10 000 dollars américains aux deux équipes (hommes et femmes) qui se qualifieront pour la phase finale qui aura lieu en mai au Japon.
L?ancien DTN, Venu Gopal, est attendu à Maurice le mois prochain. Peut-on connaître le but de sa visite chez nous ?
? Venu Gopal est Head of events au sein de la fédération internationale. Il sera chez nous en tant que représentant de l?instance internationale. Deux autres invités de marque sont aussi attendus pour cet événement, à savoir le président de la FAB, le Nigerian Alhaji Shanibu, et son vice-président, le Sud-Africain Larry Keys.
À quelques jours du coup d?envoi, l?entraîneur national, Annirao Dajee, et les joueurs se livrent à une véritable guerre ouverte. Votre opinion?
? L?AMB représente l?autorité légale du badminton à Maurice, c?est à elle de trancher. Si elle estime que l?entraîneur ne fait pas son travail correctement, qu?elle lui remette sa feuille de route, au cas contraire, qu?elle assume ses responsabilités en rappelant les joueurs à l?ordre. Il faut absolument trouver une solution car cette situation a trop duré. Et puis, il y va de l?honneur du pays. Il ne faudrait pas que l?épisode de 2004 se répète où les dirigeants se battaient entre eux, alors que les dirigeants de la FAB et de la FIB étaient à Maurice pour assister aux Championnats d?Afrique.
Les fédérations africaine et internationale, sont-elles satisfaites du travail abattu par la nouvelle équipe dirigeante ?
? Le nouveau comité avait fait beaucoup d?efforts à son arrivée à la tête de la fédération. Mais c?est avec énormément de regret que je constate que certains problèmes refont surface. Pour moi, le litige entre les joueurs et l?entraîneur n?aurait pas dû exister.
Vous qui connaissez bien le badminton local, qu?est-ce qui a contribué au déclin de cette discipline ?
? C?est un ensemble de problèmes qui en est responsable. Primo, nous ne dépendons que d?une poignée de joueurs. Or, une compétition accrue entre les joueurs aurait permis de rehausser le niveau. Il faut que nous puissions compter sur une vingtaine de joueurs et non sur quelques-uns seulement, comme c?est le cas actuellement.
Secundo, étant donné que le sport ne nourrit pas son homme à Maurice, les jeunes préfèrent se concentrer sur les études.
Tertio, le litige entre les dirigeants a terni l?image de la discipline. À tel point que même les sponsors ont supprimé leur soutien à la fédération. Il a fallu l?intervention de la FIB pour remettre de l?ordre au sein de la fédération.
L?absence d?un DTN n?est-il pas en partie responsable de cette situation ?
? Je ne le crois pas. À mon avis, il existe un manque de discipline à tous les niveaux. Les joueurs et les dirigeants ne réalisent pas la chance qu?ils ont de pouvoir bénéficier d?un gymnase aux normes internationales et de pouvoir compter sur le soutien de l?État en termes de transport, de volants ou encore de bourses de haut niveau. Ces facilités n?existent pas dans la plupart des pays africains.
À votre avis, qu?est-ce qu?il faudrait faire pour redresser la situation ?
? Remettre en place un comité intérimaire (rires)? Je pense que tous les acteurs du badminton mauricien, joueurs, entraîneurs, dirigeants et parents, devraient se ressaisir pour permettre à la discipline de retrouver ses lettres de noblesse.
Mises à part les compétitions africaines, Maurice est absente de toutes les compétitions d?envergure. Est-ce normal ?
? Le frottement avec l?étranger est très important pour la progression des joueurs. Cependant, il faut prendre en considération les réalités mauriciennes. D?une part, nous sommes très mal situés géographiquement et d?autre part nos moyens financiers sont limités.
Il existe actuellement une polémique autour de la question : faut-il envoyer des anciens ou des jeunes aux Jeux du Commonwealth ? Votre avis?
? Il y a deux façons de voir les choses. Il faut songer à l?avenir du badminton et l?avenir n?est pas forcément Eddy Clarisse et Stéphane Beeharry. Mais il faut aussi que les jeunes soient à la hauteur et surtout qu?ils aient fait leurs preuves. Au cas contraire, il faudra compter sur la vieille garde. Cela avait d?ailleurs été le cas pour les derniers Jeux des îles de l?océan Indien.
Vous avez visité Madagascar le mois dernier, pensez-vous que le badminton ait une chance d?être repêché pour les JIOI de 2007 ?
? Nous avons proposé d?aider le badminton mauricien en termes de formation et d?équipements. Nous avons eu des discussions avec les autorités malgaches. Le reste dépend du CIJ. Nous espérons qu?ils trancheront en faveur du badminton.
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