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Il perd son procès contre «l?express»

8 mars 2008, 00:00

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L?ancien chef du cabinet du ministère des Coopératives, Rishinand Roy Dookhony, a été débouté par la juge Saheeda Peeroo, siégeant en Cour suprême. Il avait initié un procès en réclamation de Rs 10 millions contre La Sentinelle et Jean Claude de l?Estrac, ancien rédacteur en chef et actuel directeur exécutif de l?express, pour diffamation.

L?ex-PS Dookhony s?est senti diffamé par le contenu de plusieurs articles parus dans l?express entre le 19 février et le 17 mars 1997. Le plaignant a ainsi soutenu, dans sa plainte, que les faits rapportés dans les articles en question sont faux, malicieux et diffamatoires et qu?ils ont porté atteinte à son intégrité et à sa réputation. Il a, par conséquent, réclamé des dommages de Rs 10 millions conjointement et solidairement à La Sentinelle et à Jean Claude de l?Estrac. Les articles incriminés font état d?une enquête ordonnée par le Registrar of Cooperative Societies sur un emprunt de Rs 450 000 contracté par l?ex-PS Dookhony de la défunte Mauritius Cooperative Central Bank (MCCB) au nom de la compagnie Oriflor Cooperative Society. Selon les articles, il gérait cette société et en était le président.

Dans son jugement long de 32 pages, la juge Peeroo considère que les articles incriminés étaient de nature factuelle et ne pouvaient être taxés de sensationnalisme. La juge indique, en outre, que les articles étaient, à ce moment-là, d?un grand intérêt public. Et de préciser que la journaliste avait pris contact avec le plaignant afin d?avoir sa version. Elle estime que les articles étaient bona fide. Il n?y a, dit-elle, eu ni insulte, ni diffamation, ni faute, ni négligence de la part des défendeurs. Et l?auteur a basé ses articles sur des faits qu?elle avait vérifiés.

La juge Peeroo a, par ailleurs, rappelé que la liberté d?expression est un droit fondamental dans notre société démocratique et garantie en vertu des articles 3 et 12 de notre Constitution.

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