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Il est retrouvé mort dans son lit au bout de trois jours

24 mai 2005, 00:00

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Il gisait nu sur son lit, le visage dans les oreillers. Et il baignait dans une mare de sang. C?est ainsi qu?Albert Langlois, un Curepipien de 36 ans, a été retrouvé hier matin par sa bonne dans l?appartement qu?il occupait à la rue Brown- Séquard. Ce qui a, à première vue, poussé les enquêteurs à envisager qu?il ne s?agirait pas d?une mort naturelle. Or, l?autopsie pratiquée dans l?après-midi par le Dr Satish Boolell indique qu?elle ne serait pas due à un acte criminel.

Ils étaient nombreux à attendre, hier après-midi, devant la morgue de l?hôpital Victoria, que le Dr Boolell complète son examen post-mortem. Le surintendant Anand Ramchandar, responsable de la Criminal Investigation Division des Plaines-Wilhems et l?inspecteur Clency Meeterjoye de la Major Crime Investigation Team sont présents, de même que les proches d?Albert Langlois qui veulent connaître la cause de la mort.

Jean Leclos Camoin, beau-frère du défunt, est encore sous le choc de cette nouvelle disparition. En effet, depuis le début de l?année, sa femme et lui ont perdu trois autres parents. Et ce qui s?est passé chez Albert Langlois durant le week-end écoulé reste pour eux une énigme. Il est cependant certain que son beau-frère a succombé à une mort naturelle. Cela, parce qu?il n?y avait aucune trace d?effraction dans l?appartement et que la clé de la porte d?entrée se trouvait sous les oreillers. Il dit, en outre, ne pas savoir qui aurait pu en vouloir à son beau-frère.

Traité à l?hôpital Brown-Séquard

Celui-ci était un schizophrène mais n?en était pas moins, affirme-t-il, une personne ?très calme?. La dernière fois que Jean Leclos Camoin a vu son beau-frère vivant, c?était la semaine dernière. ?Je l?ai croisé à la va-vite dans Curepipe et nous nous sommes salués. Il paraissait en forme.?

Albert Langlois suivait un traitement à l?hôpital Brown-Séquard depuis une dizaine d?années. En raison de son état de santé, il ne travaillait pas. Ses parents étant décédés depuis des années, c?est Ingrid, sa s?ur aînée, qui gérait les revenus familiaux et lui fournissait hebdomadairement de quoi subsister.

Depuis la disparition de leurs parents, Albert Langlois vivait seul dans l?appartement de la rue Brown-Séquard, passant de longues heures à dessiner, peindre et faire des montages-photos sur son ordinateur. ?Il était un passionné d?ordinateur mais n?avait jamais demandé à être connecté à l?Internet?, précise son beau-frère.

Sa bonne, qui était au service de ses parents, a continué à travailler pour lui après le décès de ces derniers, s?occupant de l?entretien de la maison et lui préparant ses repas. Elle avait accès à l?appartement grâce à une clé en sa possession.

Selon Jean Leclos Camoin, Albert Langlois, qui était de forte corpulence, fumait énormément et buvait beaucoup de boissons gazeuses. Il ne pratiquait aucun sport mais marchait des heures pour aller s?acheter ses cigarettes. Il fréquentait quelques amis avec qui il jouait au billard. Il possédait un appartement à Flic-en-Flac qui était loué sur une longue période et projetait de louer, en août, un autre appartement dans le même bloc que le sien pour un séjour avec des amis.

Vu l?état de décomposition du cadavre, la mort remonterait à vendredi dernier. Le Dr Boolell attribue le décès à l?asphyxie par suffocation. Selon toute vraisemblance, Albert Langlois s?est violemment cogné la tête dans la soirée de vendredi et a saigné abondamment. Il s?est alors traîné jusqu?à son lit où, à la suite de l?hémorragie entraînée par sa blessure, il serait mort par suffocation. Ce qui écarterait la thèse criminelle.

Les funérailles d?Albert Langlois ont lieu ce matin à 9 heures en l?église Ste-Thérèse, à Curepipe. Sa dépouille sera ensuite inhumée au cimetière Bigara, à La Brasserie.

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