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IBL investit Rs 300 m dans une nouvelle usine de Fish Meal

21 juillet 2006, 00:00

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Le groupe Ireland Blyth Ltd (IBL) compte construire à Riche-Terre une nouvelle usine de transformation des sous-produits de l?industrie de la pêche. L?investissement dans ce projet est estimé à Rs 300 millions. Mais ce projet ne diminue pas la colère des habitants de cette région et de Baie-du-Tombeau en raison de l?odeur des plus nauséabondes qui se dégage de l?actuelle usine, Fish Meal Producers Ltd (FMP), compagnie du groupe IBL.

Patrice d?Hotman, chief executive d?IBL, était hier face au courroux de quelque 150 habitants de Baie-du-Tombeau présents dans la salle communautaire de cette localité pour leur expliquer les mesures déjà prises pour trouver une solution à ce problème d?odeurs et les nouvelles mesures en attendant la construction de la nouvelle usine non loin de Princes Tuna. Des représentants du conseil de village de Baie-du-Tombeau étaient aussi présents.

?Si nu finn vinn en gran nonb zordi, ce ki nu amerdé?, dit un membre de l?assistance. ?Le nouveau projet ne nous intéresse pas. Ce que nous voulons, c?est que nous ne respirons plus cette odeur nauséabonde, matin, midi et soir?, dit alors un habitant, fou de colère. Alors qu?un autre estime que les habitants de ces quartiers ont été ?menés en bateau ces trois dernières par la direction de FMP parce que les mesures prises n?ont pas donné les résultats escomptés?.

?Nous concédons que des efforts ont été déployés pour essayer de minimiser l?impact de ces odeurs. Nous ne sommes pas contre le développement, mais nous souffrons trop de ces odeurs?, rétorque un autre habitant.

Un autre membre de l?assistance souligne que ?si d?ici deux mois, les nouvelles mesures annoncées ne leur donnent pas satisfaction, une manifestation des habitants n?est pas à écarter à Riche-Terre pour exprimer leur mécontentement?. Un comité d?une dizaine d?habitants de Baie-du-Tombeau, Riche-Terre et Roche-Bois a été mis sur pied pour suivre l?évolution de la situation et s?assurer que les nouvelles mesures leur donnent satisfaction.

?Je savais que je n?allais pas être félicité?

Patrice d?Hotman a, lui, fait son mea culpa : ?Je m?excuse pour ce problème d?odeur. Je savais en venant ici que je n?allais pas être félicité. Mais je donne l?assurance que tout sera mis en ?uvre avec la nouvelle usine pour résoudre ce problème ?, dit-il.

Patrice d?Hotman a attribué les problèmes actuels à la pleine croissance de la production de la FMP dans le sillage du développement du sea-food hub. La production de FMP a augmenté considérablement, passant de 70 tonnes par jour en 2003 à 140 tonnes par jour actuellement. Avec la nouvelle usine la production sera de 300 tonnes par jour.

?Les équipements actuels sont inadéquats et il existe un manque d?espace pour le stockage des produits finis. Avec pour résultat des odeurs nauséabondes qui provoquent la colère du voisinage, des habitants et des entreprises, y compris des compagnies associées d?IBL implantées à Riche-Terre?, dit Patrice d?Hotman.

?Mais la vraie solution, ajoute-t-il, à tous ces problèmes demeure la construction d?une nouvelle usine dotée d?une haute technologie. La décision pour faire cet investissement a été prise par la direction d?IBL en novembre 2005.?

Sébastien Lavoipierre, le responsable du dossier environnement au sein d?IBL et general manager de FMP ? usine de Riche-Terre qui est au centre de cette controverse ? a expliqué les sources de ces odeurs. Les nouvelles mesures doivent être prises en attendant l?entrée en opération de la nouvelle usine, celles-ci comprennent les connexions au réseau du tout-à-l?égout et la mise en place d?un condensateur pour le traitement des vapeurs.

A partir des têtes, queues, tripes et d?autres déchets de poisson FMP fabrique des aliments pour animaux, porcs, poisson et crevettes. Une partie de la production est même exportée vers des îles de la région. La FMP actuelle, créée en 1996 pour transformer les sous-produits d?ex-Mauritius Tuna and Canning Enterprise Ltd (devenue ensuite Princes Tuna) et Thon des Mascareignes, entre autres, cessera ses opérations à la fin de l?année prochaine.

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