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Hugo?le Boss !
Le premier n?a pas été pour une fois le dernier. Hugo Caëtan du Vélo Club de Pamplemousses, premier à avoir secoué le peloton dès le départ devant les locaux de la Standard Bank à Port-Louis est arrivé à ses fins en franchissant la ligne d?arrivée en premier hier à Bassin Blanc après 2h 07?47. Vu sous cet angle, la victoire du nordiste est une simple histoire.
Il n?empêche que le GP Standard Bank est tout sauf une course pour rigolo. Depuis le départ à Port-Louis les portions plates et protégées du vent sont rares.
?C?était pénible. Surtout en fin de course. Je priais pour que la ligne d?arrivée apparaisse?, lâche le coureur soulagé après sa première victoire de la saison.
Le grimpeur du VCP-Bic précède le Réunionnais du Vélo Club de l?Ouest, Jean-Marie Cadet, invité de la Standard Bank CT, de sept interminables secondes. Frédéric Geminiani de la Standard Bank CT finit à 33 secondes.
Ce GP SBCT était lancé sur des bases élevées à tel point que lors des 20 premiers kilomètres de cette course entre Port-Louis et Bambous, les attaques se sont succédé à n?en plus finir. Une belle course s?annonçait. Seul bémol, c?est l?erreur d?aiguillage à la croisée d?Albion. Un groupe d?échappés, bien lancé, fila en direction de Canot alors qu?il fallait prendre à droite pour descendre sur Albion. Les organisateurs neutralisèrent la course à Albion. Et c?était une fois encore Hugo Caëtan qui donna le ton lors de ce deuxième départ. Mais il n?ira pas très loin.
Tout comme Yannick Lincoln et Mickaël Malle que le peloton avala à Casela sous la pédale des coureurs du Polar CT.
Il était évident qu?il va falloir attendre les hauteurs de Chamarel pour être témoin d?une explication tant attendue entre costauds.
Au pied de Chamarel, la Standard Bank CT joua la carte Jean-Hugues Labonne. Trois de ses coéquipiers, Yolain Calypso, Mike Chong Chin et Realdo Jessuren l?emmenèrent le plus loin possible dans les lacets de Chamarel. Yannick Moratorio (VCP-Bic), Thierry David et Arnaud de Commarmond (Fly 540 CT) complétaient ce groupe. Entre-temps, Hugo Caëtan se refaisait une santé au sein du groupe de costauds. Bientôt, le groupe perdit un à un ses membres.
Derrière, Mickaël Malle avait changé de ton et s?était détaché du groupe de favoris.
Au km 46, Thomas Desvaux appuya sur l?accélérateur et revint sur Mickaël Malle. Les deux coureurs de la Standard Bank CT imposèrent un rythme soutenu pour passer Chamarel avec une confortable avance sur les principaux poursuivants dont Yannick Lincoln, Stéphane Sidat, Jean Marie Cadet, Hugo Caëtan, Jean-Robert François, Steward Pharmasse, James Colin Mayer entre autres. Ceux là unir leur force à Bel Ombre pour traquer les échappés.
Face au vent, Malle et Desvaux virent leur avance fondre comme neige au soleil, passant d?une minute trente à Bel Ombre à 45 secondes au pied de la Montée Gaston.
Km 73, à Chamouny, Desvaux et Malle n?avaient plus qu?une trentaine de secondes d?avance sur le groupe de chasse. Un groupe qui avait perdu le gros de ses membres. Les plus sérieux candidats à la victoire étaient donc, Hugo Caëtan, Frédéric Geminiani, Yannick Lincoln et Jean-Marie Cadet.
Chemin de croix
Dans les dures pentes de Chamouny, Malle leva le pied alors que Thomas Desvaux avait perdu de son allant.
C?est là que Hugo Caëtan décida de placer une banderille. ?Je me sentais bien et j?en ai profité. Dès que j?ai fait le trou je suis monté dans mon pas?, explique Caëtan.
Les derniers kilomètres furent un véritable chemin de croix pour le grimpeur du VCP. ?C?était très difficile. Je me suis senti mal à un moment donné. Mes bronches se sont serrées et la grippe qui avait perturbé ma préparation commençait à me ralentir. C?était un combat contre moi-même?, ajoute-t-il. Bientôt, il reprit Thomas Desvaux et avait une bonne dizaine de kilomètres à avaler seul.
Sa motivation est sans doute venue des spectateurs, de différents club, qui l?ont encouragé. Et Jean-Marie Cadet qui n?a cesser de menacer sa première place. Le Réunionnais tirant plus dur faisait l?élastique. Mais ne put jamais revenir complètement sur Hugo Caëtan. Car hier, c?était lui le Boss !
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