Publicité

History revisited

4 septembre 2003, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Cette magnifique aventure pourrait être embellie ce soir si l?île Maurice arrive à ramener plus de cinq médailles d?or. C?est la meilleure performance réalisée à ce jour, depuis les JIOI de 98 à la Réunion. ?Mon objectif, c?est le titre par équipes et améliorer la performance des cinq médailles d?or à la Réunion?, déclare, évasif, le coach Jean-Claude Nagloo.

Jamais dans l?histoire des Jeux des îles un pays n?a réussi à catapulter dix boxeurs en finale. ?Nous sommes concentrés sur le travail que nous avons à effectuer. Nous compterons les médailles après?, avertit Nagloo.

Il serait prétentieux de croire que tous les dix boxeurs seront en or ce soir. Mais, si cela se produit, l?île Maurice devra célébrer ces héros pendant toute une nuit.

Il est cependant peu probable qu?on décroche une médaille dorée dans la catégorie des -64 kilos, où le Mauricien Michael Médor sera opposé au champion du monde des supers légers, le Réunionnais Willy Blain.

Le spécialiste Fabrizio Leclercq nous livre ses impressions sur cette finale grandiose pour le petit Poucet Médor, qui n?a rien à perdre (voir texte ci-contre).

David contre Goliath

Les camarades de Michael Médor sont catégoriques : ?Tout est possible?. A commencer par Bhoosanduth Rajcoomar qui demande à son coéquipier de ne pas faire tout un plat de cette finale.

?Médor sera le grand gagnant de cette finale. Il est encore jeune et c?est un honneur d?affronter le champion du monde. Il sortira de ce combat en héros, qu?il gagne ou qu?il perde?, affirme-t-il.

Riaz Durgahed, boxeur malheureux de cette sélection mauricienne (étant le seul absent en finale), pense que c?est du 50/50. ?Michael est fort dans sa tête. Il mettra toutes les chances de son côté et devra réussir avec la bénédiction du Bon Dieu?, philosophe-t-il.

Même le capitaine de la sélection de Maurice, Michael Macaque, motive son copain. C?est son rôle d?ailleurs. ?Médor a de l?expérience et il faut qu?il se dise que Blain est un boxeur comme les autres. Il faut qu?il se batte et on obtiendra des résultats?.

Bruno Julie, autre boxeur de la sélection, pousse, lui, le bouchon plus loin. ?J?ai vu Blain en demi et il ne m?a pas impressionné. Si Médor reste concentré et boxe de façon intelligente, sans compter l?apport vocal du public, il y aura de ?la faya? dans l?air?, promet-il.

Mervin Aza (-57 kg) tient le même discours. ?Médor doit avoir l?esprit à l?affrontement. Ce n?est pas parce que Blain est champion du monde qu?il faut avoir peur de lui. Les deux sont coriaces et il y aura du grabuge?, affirme-t-il.

Même son de cloche chez Giovanni Frontin et Jubulard Augustin. ?Il sait que son adversaire est fort. Il n?aura qu?à boxer comme il a l?habitude de le faire. Il n?a rien à perdre?, déclare Jubulard. Giovanni poursuit : ?Médor doit bien se protéger. Je ne dis rien. J?attends le résultat.?

Les deux peu loquaces

Nicolas Coret pense, lui, que Médor ne doit pas se mettre la pression en vue de ce combat. ?Il faut le prendre comme il vient. Ce n?est pas parce qu?il est champion du monde qu?il faut trembler devant lui. Rien n?est sûr en boxe?, prévient-il.

Quant aux lourds Marco Bangard et Louis Planche, ils sont catégoriques : ?Tout le monde s?attend à ce que Blain gagne. C?est normal. Mais Médor s?est bien entraîné et il ne part pas battu d?avance.?

Par ailleurs, les deux principaux concernés osent à peine parler de ce combat-vedette.

?Je ferai de mon mieux, car je n?ai pas peur de mon adversaire qui est champion du monde. Je me suis bien entraîné depuis un bon bout de temps et je ferai un bon combat?, dit-il.

Willy Blain, de son côté, parle à peine plus. ?Non?, répond-il à la question de savoir s?il a vu les combats du Mauricien jusqu?ici.

Comment se sent-il à la veille de ce combat. ?Ça va?, rétorque-t-il. Et lorsqu?on lui demande de commenter sa prestation en demi face au Malgache Jean Walker, il dira tout simplement : ?C?était bien.?

C?est dire que le champion du monde ne prend pas la finale à la légère. Il a d?ailleurs un titre à défendre, ayant remporté l?or en 1998.

Et si, malgré tout, le miracle se produisait? Soyons fous pour croire à cela, du moins jusqu?à la fin du combat.

Publicité