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Haute tension à Goodlands

5 novembre 2006, 20:00

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20 h 38. Les sirènes de la police hurlent dans la rue principale de Goodlands. Des badauds s?engouffrent dans les ruelles adjacentes, craignant le gaz lacrymogène. Au coeur des événements : le casino Pallagames, théâtre d?actes de vandalisme depuis 17 h 15, cocktails Molotov aidant. Selon le directeur, Paul Moutou, les dégâts seraient de l?ordre de Rs 15 m.

Un employé explique que la situation s?est détériorée lorsqu?un joueur, sous l?influence de l?alcool, se fait expulser. Une dizaine de personnes débarquent peu après. Armés. Ils saccagent tout : les écrans des machines à sous volent en éclats. Une trentaine d?appareils sont endommagés.

La cinquantaine d?employés et les clients sont évacués par une petite porte à l?arrière. La police est informée de la situation. Elle se fait attendre, racontent des employés interrogés. Alors que les vandales disparaissent aussitôt leur besogne accomplie.

Entre-temps, les videurs sortent du casino pour faire face aux vandales. Les menaces entre les deux groupes se succèdent. ?J?ai sommé mes hommes de se retirer et de retourner au casino. Nous avons tiré les volets. Mes hommes auraient bien pu s?engager dans la confrontation. Mais j?ai voulu éviter que tout cela dégénère? , raconte le directeur du casino. Il est alors 18 heures.

Après la pluie de pierres, place aux flammes. Alors que des employés se regroupent à l?intérieur, des cocktails Molotov sont lancés à travers la baie vitrée du premier étage. Le feu se propage. Les extincteurs sont à portée de main pour éviter toute aggravation. La police se fait toujours attendre.

L?accalmie dure jusqu?à la tombée de la nuit. Les badauds se massent le long de la route. Les employés sont de retour devant le casino, pour se défendre contre toute récidive. Certains munis de gourdins.

20 h 38. Les sirènes de la police s?annoncent enfin. Deux jeeps bondées de la Special Supporting Unit et deux vans du Divisional Support s?amènent devant le casino. Les éléments casqués, visières baissées, descendent, boucliers devant. Ils effectuent une dizaine de mètres à pied. A un signal, ils rentrent dans leurs véhicules et s?engouffrent dans une ruelle plus loin.

Les employés du casino suivent les policiers et mettent la main sur un des vandales qu?ils croient avoir reconnus. Ce dernier est roué de coups et traîné jusqu?au casino. Le directeur intervient pour empêcher tout défoulement sur cette personne. Blessée, elle est placée sous la garde d?employés jusqu?à ce que les policiers prennent le relais.

21 h 00. Les jeeps de la Special Mobile Force viennent en renfort. La situation revient à la normale. Le directeur du casino est, lui, serein. Les caméras installées ont tout capté. La grande question reste sans réponse : Pourquoi la police a pris tant de temps avant de réagir ?

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