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Hassamal conteste la vente de Shibani Knitting
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Hassamal conteste la vente de Shibani Knitting
Bataille juridique en vue autour du devenir de Shibani Knitting, entreprise de textile sous contrôle judiciaire. Sunil Hassamal, le directeur général de la compagnie, a saisi la Cour suprême pour stopper la reprise du business par une société sud-africaine, Mascareignes Diamond Exchange (MDE). Il réclame aussi des dommages de Rs 1 milliard à la State Bank of Mauritius (SBM), le principal créancier de l?entreprise, qu?il accuse d?être responsable dans une grande mesure du sort de celle-ci.
La première affaire concernant l?arrêt des procédures de vente des actifs de la compagnie sera prise aujourd?hui devant le juge en chambre (Ashraf Caunhye). L?action est dirigée contre Gérald Lincoln et Micheal Chan Sui Ko du cabinet Ernst & Young qui est l?administrateur judiciaire de Shibani Knitting. La compagnie est passée sous administration judiciaire en février à la suite d?une action de la SBM. Dès le départ, les receiver-managers ont privilégié l?option d?une reprise du business comme une affaire florissante (going concern) au lieu d?une liquidation pure et simple des équipements et autres biens de l?entreprise.
Les administrateurs judiciaires ont finalement porté leur choix sur MDE. Sunil Hassamal conteste la vente des équipements en arguant que ceux-ci n?appartiennent pas à la compagnie mais sont la propriété de Stoll Financial Services. Cette agence financière a offert des facilités de leasing à Shibani Knitting. Une partie des machines était toutefois offerte en garantie bancaire à la (SBM) contre un prêt qui, selon Sunil Hassamal, a déjà été remboursé. De ce fait, affirme-t-il, la question de garantie ne se pose plus. ?La banque ne peut pas exercer ses droits à cet effet et les administrateurs judiciaires ne peuvent pas vendre les machines sur lesquelles les charges de garantie bancaire n?existent plus?, soutient-il dans son affidavit.
Le directeur général de Shibani Knitting conteste également le transfert des commandes fermes de la société vers le nouvel acquéreur. Ces commandes ne font pas partie des actifs de l?entreprise, et ne peuvent en tant que telles être rachetées par une autre compagnie.
D?autre part, dans le procès contre la SBM (l?affaire sera entendue le 27 septembre), Sunil Hassamal reproche à la SBM d?avoir exacerbé les difficultés de la compagnie en n?arrivant pas à décaisser à temps les fonds pour financer l?importation du fil. Ce manquement a entraîné une série de problèmes dont des perturbations très coûteuses dans la production et l?acheminement des produits finis à l?étranger.
Le patron de Shibani Knitting accuse aussi la banque de n?avoir pas soutenu comme il se doit le plan de restructuration auquel s?est pliée la compagnie en 2004. Il allègue que la SBM a accusé de gros retards avant de démarrer le programme.
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