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Hamuth tente d?échapper à l?extradition
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Hamuth tente d?échapper à l?extradition
L?avis du parquet est attendu aujourd?hui pour savoir si Abdool Satar Hamuth sera relâché sous caution. Il doit comparaître à nouveau en Cour suprême. Il fait l?objet d?une demande d?extradition des autorités britanniques pour fraude alléguée en Angleterre. Hier, le prévenu a comparu devant la juge Premila Balgobin siégeant en référé. Ses conseils légaux ont présenté une motion en vue d?amender sa pétition originale déposée en Cour suprême. Il y contestait l?ordre d?extradition émis par la magistrate Priscilla Veerabudren jeudi dernier.
Les conseils légaux d?Hamuth ont suggéré plusieurs amendements. Ils estiment que l?ordre d?extradition émis contre leur client est contraire à la Constitution. De l?avis des avocats, un citoyen mauricien ne peut être extradé que s?il fait l?objet d?un procès à l?étranger. Ils précisent que dans le cas présent, Abdool Satar Hamuth ne sera extradé que pour répondre aux interrogations de la police britannique.
Les avocats soutiennent aussi que la Constitution mauricienne garantit au suspect le droit au silence. Selon eux, l?extradition portera atteinte à ce droit.
Enfin, les hommes de loi du suspect demandent sa remise en liberté en attendant l?examen de la contestation de l?ordre d?extradition par la Cour suprême. Ils sont d?avis que les preuves retenues contre Abdool Satar Hamuth ne sont pas suffisantes pour le juger coupable sans l?ombre d?un doute.
Le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) fera part aujourd?hui de sa décision quant aux amendements suggérés. Il se prononcera aussi sur la demande de remise en liberté sous caution.
Les avocats du suspect sont Mes Yousuf Mohamed S.C., Raouf Gulbul, Sanjeev Teeluckdharry et Ali Rojubally (avoué). Le parquet est représenté par Me Feroza Moolna. Abdool Satar Hamuth est soupçonné, en Angleterre, de faux (forgery) et d?escroquerie (deception).
Le suspect, un ancien infirmier, dit avoir hérité des biens d?Allen Roberts. Il s?occupait du défunt à la Castlebarn Nursing Home, une résidence pour personnes âgées en Angleterre. Mais les proches du défunt ont sollicité la justice britannique, soupçonnant Abdool Satar Hamuth d?avoir falsifié la signature du vieil homme. Il lui est aussi reproché l?encaissement de quatre chèques d?un montant de 78 000 livres (environ Rs 4,3 millions).
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