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Gérard Jugnot, du Splendid au drame

24 juin 2004, 20:00

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“Gérard Jugnot rencontre Christian Clavier, Thierry Lhermitte et Michel Blanc sur les bancs du lycée. Ensemble, ils forment la troupe comique du Splendid, qui s’illustre sur scène sept années durant avec un réel succès. En parallèle à son activité scénique, l’acteur fait ses débuts sur grand écran dans des films comme Les Valseuses (1974) de Bertrand Blier, Le Juge et l’Assassin (1976) de Bertrand Tavernier, ou encore Le Locataire (1976) de Roman Polanski.

C’est avec Les Bronzés, en 1978, et Le Père Noël est une ordure, en 1982, deux longs-métrages adaptés de pièces du Splendid, que Gérard Jugnot accède à la reconnaissance publique. Les films sont d’énormes succès populaires et le comédien ne tarde pas à être réclamé par des cinéastes qui vont jouer à plein sur son image de ‘français moyen’.

Edouard Molinaro le fait ainsi tourner dans Pour cent briques t’as plus rien..., Jean-Marie Poiré le dirige dans Papy fait de la résistance (1983) et Le Quart d’heure américain (1982).

Après la disparition du Splendid, Gérard Jugnot continue son chemin en solo, incarnant Le Beauf d’Yves Amoureux ou s’illustrant dans le Tandem de Patrice Leconte, film pour lequel il rase sa célèbre moustache en même temps qu’il s’éloigne sensiblement du registre comique. Ainsi, il n’hésite pas à incarner des rôles à contre-emploi comme dans Marthe, où il campe un soldat de la Grande Guerre.

La carrière de Gérard Jugnot, l’acteur, est indissociable de celle du Gérard Jugnot réalisateur. Dès 1984, il passe derrière la caméra avec la comédie Pinot simple flic, suivie, un an plus tard, de Scout toujours. Si Sans peur et sans reproche met toujours le rire à l’honneur, Jugnot ne tarde pas à se spécialiser dans la comédie douce-amère, le film Une époque formidable... (1991), qui le voit incarner un cadre moyen perdant coup sur coup travail, femme et foyer, en étant l’un des plus beaux exemples.

Après avoir réalisé les comédies Casque bleu et Fallait pas !, Gérard Jugnot se met en scène en père déboussolé par les volontés d’indépendance de sa fille dans Meilleur Espoir féminin. En 2001, il signe Monsieur Batignole, où il joue un petit commerçant sous l’Occupation.”

(Allo Ciné)

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