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A. Gulrajani : ?Les jeunes se désintéressent du sport?

10 août 2003, 20:00

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Âgée de 20 ans, Aarthi Gulrajani pratique le tennis de table depuis bientôt 9 ans. Etudiante en deuxième année en Tourism Management à la DCDM Business School, elle sera parmi les dix pongistes qui représenteront Maurice aux Jeux des îles de l?océan Indien. Initiée à ce sport par son père, elle pratiquait auparavant le tennis de table rien que pour le plaisir. ?Je joue depuis l?âge de 11 ans. Avant, je n?étais pas du tout intéressée et je n?ai jamais pensé jouer dans le haut niveau?, déclare d?emblée Aarthi. L?année 1999 a été le coup d?envoi d?une brillante carrière pour la jeune fille qui fut sélectionnée pour la première fois à une grande compétition.

Parcours sportif

Pas très douée au début mais très acharnée, Aarthi est arrivée à ce niveau grâce à des entraînements assidus et à sa détermination. ?Je dois mon succès actuel à mon père qui m?a toujours soutenue en ce qui concerne mon encadrement, et mes entraîneurs qui m?ont toujours poussé à aller plus loin?, lance-t-elle.

Depuis 1999, elle s?entraîne pour les compétitions régionales et internationales. Deux fois présente au Championnat du monde ainsi qu?aux jeux du Commonwealth et aux Jeux d?Afrique, Aarthi y a vécu des moments formidables et exaltants qui lui ont permis d?acquérir de l?expérience. ?Je me suis frottée à plusieurs pongistes internationaux qui m?ont beaucoup appris sur les différents styles de Jeux?, explique-t-elle.

Depuis quatre ans, son équipe et elle préparent activement les Jeux des îles. Récemment, les sélectionnés étaient partis pour un stage de deux semaines à Paris, stage qui leur a été très bénéfique.

Il n?y a pas que le tennis de table?

La vie de la jeune fille ne se résume pas qu?au sport. Malgré les durs entraînements auxquels elle s?adonne, Aarthi trouve le temps pour sa famille et ses amis. ?Un sportif doit quelquefois faire autre chose que jouer afin de se détendre et surtout pour changer?, confie-t-elle. Même si elle n?a pas beaucoup de temps à consacrer à ses amis, surtout à la veille des Jeux, elle garde le contact et de temps à autre elle sort pour se distraire. Heureusement que ses amis et famille l?encouragent dans sa démarche. ?Mes parents sont très compréhensifs d?autant qu?ils sont fiers de moi. Quant à mes amis, ils comprennent que je sois prise par mes entraînements?, souligne-t-elle

Gérer sa passion et sa vie éducative n?est pas chose facile, car étant souvent à l?extérieur pour participer à des compétitions et occupée à ses entraînements, Aarthi se retrouve désavantagée par apport à ses études. Mais, de forte personnalité et très travailleuse, elle arrive à concilier les deux. ?En HSC, j?ai dû arrêter pendant six mois pour me concentrer sur mes examens. Maintenant en tertiaire, j?ai plus à rattraper et heureusement que mes lecturers et mes camarades de cours m?aident?, lance-t-elle. Sa priorité demeure cependant ses études, car même si elle le voulait, elle ne pourrait pas faire carrière dans le domaine sportif.

Comment se porte le tennis de table mauricien ?

Ayant l?esprit bien critique sur sa passion, elle trouve que les jeunes ont pas mal progressé, que ce soit chez les garçons que chez les filles, même si elle trouve que ces dernières s?intéressent de moins en moins à ce sport. ?Les jeunes se désintéressent du sport à cause du système d?éducation qui met plus l?accent sur le côté académique?, confie-t-elle. Pas très optimiste sur l?avenir du ping pong, elle pense que la relève n?est pas assurée à 100 %.

Pascaline ALEXANDRE

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