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Guerini redonne le sourire aux T-Mobile
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Guerini redonne le sourire aux T-Mobile
L'expérimenté Italien Giuseppe Guerini a redonné le sourire aux T-Mobile hier en remportant en vieux briscard la 19e étape du Tour de France au Puy-en-Velay.
Guerini, vainqueur à l'Alpe d'Huez en 1999 après avoir été heurté par un photographe, a profité d'un moment d'inattention de ses trois compagnons d'échappée pour filer vers la victoire.
D'une brutale accélération à deux kilomètres du but, il laissait sur place le Français Sandy Casar, deuxième, et son compatriote Franco Pellizotti, troisième.
L'Espagnol Oscar Pereiro terminait en quatrième position. « Cela faisait plusieurs jours que j'essayais mais les choses n'allaient pas bien », a expliqué Guerini.
« J'ai fait tout mon possible pour me glisser dans une échappée. » Et d?ajouter : « On a vite compris que Pereiro était avec nous simplement pour son classement et que la victoire se jouerait entre Casar, Pellizotti et moi. Je savais que j'étais le moins rapide au sprint. J'ai donc su saisir ma chance au bon moment. »
Guerini, 35 ans, apporte aux T-Mobile leur deuxième succès d'étape sur le Tour cette année après la victoire d'Alexandre Vinokourov à Briançon.
La formation allemande égalise par rapport aux Discovery Channel tandis que leurs leaders respectifs se départageront dans le contre-la-montre individuel d?aujourd?hui.
Au classement général, Lance Armstrong, dont le sourire s'agrandit de jour en jour, conserve son maillot jaune de leader.
L'Américain est toujours à la recherche d'un succès personnel, de même que Jan Ullrich et les 55,5 kilomètres autour de Saint-Etienne aujourd?hui constituent un terrain propice à la dernière passe d'arme de leur carrière.
Les cinq dernières heures
« Il est vrai qu'il ne me reste plus que cinq heures à passer sur le vélo », a commenté Armstrong.
« Il y aura une heure demain et puis quatre heures dimanche et puis ce sera fini », dit-il.
« Je ne suis pas triste, pas encore. Je n'ai pas trop le temps de penser à ça car la course reste nerveuse comme on l'a constaté encore aujourd'hui. Il faut rester concentré. On n'a pas encore préparé la fête pour ma retraite. »
L'étape d?hier étant la plus courte de l'édition 2005, les candidats à la victoire d'étape devaient se presser pour tenter leur chance.
Au 30e kilomètre, quatre fuyards (Pereiro, Casar, Pellizotti et Guerini) réussissaient à s'extraire du peloton et sur les routes vallonnées de la Margeride portaient leur avance jusqu'à 8?40? sur le gros de la troupe.
Derrière, une poignée d'ambitieux tentaient de chasser mais en vain car les échappés collaboraient parfaitement entre eux.
Casar attendait beaucoup d'un final qui devait l'avantager même s'il n'est pas un peu sprinter mais le Français manquait de vigilance.
« Je suis vraiment déçu car je savais que j'étais le plus rapide au sprint mais je ne l'ai pas vu partir et ensuite il était trop tard », a ajouté le coureur de la Française des Jeux. « La deuxième place ne remplace jamais une victoire. »
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