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Grèce: Effondrement des deux partis pro-austérité, pas de majorité
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Grèce: Effondrement des deux partis pro-austérité, pas de majorité
Les deux partis pro-austérité et pro-européens grecs, le Pasok (socialiste) et la Nouvelle Démocratie (droite), qui gouvernent ensemble depuis fin 2011 se sont effondrés dimanche, recueillant 32,4% des voix aux législatives, selon un décompte officiel portant sur 95% des dépouillements.
Ces chiffres donnés par le ministère de l''''Intérieur confirment la débâcle des deux partis qui réunissaient à eux deux 77,4% des voix lors des dernières législatives en 2009, et n''obtiennent aujourd''hui que 150 sièges, soit moins que la majorité absolue au parlement (151 sièges). Ils rendent très problématique la formation d''un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre la politique de rigueur dictée par l''UE et le FMI.
L''incertitude quant à la possibilité de former un gouvernement était perceptible sur les marchés asiatiques dès l''ouverture ce lundi matin à Hong Kong où la bourse a commencé la séance en baisse de 2,08%. A Tokyo, la bourse a aussi ouvert en recul de 2,63% en raison d''incertitudes sur le maintien de l''austérité. A Tokyo, l''euro a baissé à son plus bas niveau depuis trois mois, les investisseurs s''inquiétant d''une remise en cause des politiques d''austérité en Europe, après l''élection du socialiste François Hollande en France et le désaveu infligé aux partis pro-austérité grecs par les électeurs.
Les partis opposés à un accroissement de l''austérité ont raflé, en incluant les néonazis qui entrent au parlement grec pour la première fois, près de 60% des voix. Le dirigeant néonazi, Nikos Mihaloliakos, a affirmé dès dimanche soir que son groupe allait lutter contre les "usuriers mondiaux" et "l''esclavage" imposé selon lui au pays par l''UE et le FMI en échange de leur aide financière. Ex-groupuscule semi-clandestin aux méthodes notoirement violentes et aux thèses racistes et antiparlementaires, Chryssi Avghi a obtenu 21 députés sur 300 au parlement grec, avec 6,9% des voix, selon les résultats provisoires.
De son côté, le parti de gauche, Syriza, est crédité d’une cinquantaine de sièges (16,24 % des suffrages).Il demande la suspension du service de la dette, l''effacement d''une partie de la dette publique et des mesures de relance. Il ne réclame pas la sortie de la Grèce de l''euro, mais le Pasok socialiste l''a durant la campagne souvent accusé d''y conduire le pays.
La campagne a été dominée par la contestation de la politique d''austérité qui a brutalement réduit le niveau de vie des Grecs à coups de baisses de salaires et pensions et de rafales de taxes.
(Source : AFP)
 
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