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Grosses saisies de poisson congelé à Bon-Accueil et Flacq
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Grosses saisies de poisson congelé à Bon-Accueil et Flacq
Rajen est fonctionnaire. Très friand de poisson frit avec son petit verre du week-end, il achète une bonne quantité de petits poissons «frais» vendus dans la rue. Il rentre du bureau et les met au réfrigérateur. Mais il ne sait pas que ce poisson a déjà été congelé et commence à être avarié. Conséquence : sa famille et lui ont été atteints de vomissements et de diarrhée? C?est pour éviter de telles mésaventures aux familles mauriciennes que l?inspectorat sanitaire a décidé de durcir le ton. Ainsi, l?inspectorat sanitaire de Flacq a saisi quelque 40 kg de thon à la foire ouverte de Bon-Accueil, lundi.
Le marchand incriminé n?était autorisé à ne vendre que du poisson frais. Or, l?inspectorat sanitaire, qui avait déjà des doutes quant à ses pratiques, a noté qu?il vendait du poisson congelé en faisant croire qu?il était frais. Ainsi, le marchand malhonnête sortait le poisson du congélateur le matin, pour ensuite l?exposer sur son étal au marché. Le risque que le poisson soit avarié en fin d?après-midi est donc très grand. La loi interdit d?ailleurs ce genre de pratique.
Un inspecteur sanitaire rappelle que même pour les poissons frais, les exposer de longues heures au soleil est risqué. Certains éléments doivent alerter le consommateur et l?aider à savoir si le poisson est consommable. Il doit notamment vérifier si les yeux du poisson coulent, si les écailles sont molles, ou encore si la texture du poisson est spongieuse.
Une amende de Rs 2000</B>
Il y a une semaine déjà, presque la même quantité de poisson avait été saisie au marché de Flacq. Le marchand qui vendait ses poissons congelés ne respectaient pas les normes sanitaires. Les contrevenants seront poursuivis par l?inspectorat de Flacq pour le délit de selling defrosted fish. L?amende maximale pour ce délit est de Rs 2 000. Le marché de Flacq a souvent été pointé du doigt pour les conditions dans lesquelles la viande et le poisson sont vendus. Des rapports ont été soumis pour déplorer les conditions de vente, qui sont loin d?être conformes aux règlements sanitaires.
A la rue Touraine à Port-Louis ou encore à Boulevard Pîtot, d?autres ont trouvé une astuce : vendre les poissons congelés dans des fourgonnettes. Or,«les risques sont les mêmes, nous dit un inspecteur. Car ils ne sont pas toujours réfrigérés et demeurent de longues heures exposés à une température qui favorise la décomposition. Et certains font mieux : les poissons exposés sont réfrigérés à nouveau pour être vendus encore le lendemain. Le public ne prend souvent pas conscience de ces anomalies.»
En revanche, à Terre-Rouge, un vendeur très consciencieux a choisi de mettre son chilled freezer sous sa véranda pour vendre ses poissons. Un exemple à suivre, insistent les inspecteurs sanitaires. «Il faut surtout un peu plus d?honnêteté. Pas question de leurrer le consommateur. Soit on choisit de vendre du frais, soit on vend du congelé, mais dans des conditions appropriées. Plus question de tolérer ces manquements.»
Ce durcissement de l?inspectorat sanitaire est une retombée directe de la nouvelle orientation donnée à ce département par le ministère de la Santé. «Les instructions sont claires. En cas d?infraction, il faut agir. Mettre en péril la santé des consommateurs en fermant les yeux est une aberration inacceptable», fait remarquer une source de ce même ministère. Le laxisme qui a jusqu?ici caractérisé l?inspectorat sanitaire doit être chose du passé. C?est dans ce cadre que la Central Flying Squad a été instituée pour mieux traquer les contrevenants au Food Act.
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