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Grève à la CNT : les ministres Bachoo et Mohamed ouvrent les négociations avec les syndicalistes

25 juin 2013, 04:16

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Grève à la CNT : les ministres Bachoo et Mohamed ouvrent les négociations avec les syndicalistes

Les employés de la CNT sont remontés à bloc. Ils ont passé la nuit au dépôt de Bonne-Terre dans le cadre de leur mouvement de grève. Et, ce matin, voyant un «van marron» sur la route, alors que, eux, ont décidé de ne pas faire rouler les bus, leur colère a décuplé…

 

Forte tension devant le quartier général de la Compagnie nationale de transport (CNT) ce mercredi 26 juin. Déjà, hier, les employés étaient fortement révoltés et ont voté pour une grève illimitée dès six heures ce matin. Quelque 300 d’entre eux ont d’ailleurs passé la nuit dans le dépôt. Vers 7 heures du matin, la police a été dépêchée sur les lieux tandis que le SAMU a transporté d’urgence le gréviste Sam Gérard, affaibli après avoir entamé une grève de la faim depuis lundi 24 juin.

A Bonne-Terre ce matin, les employés ont laissé libre cours à leur colère en voyant un «van marron».  Le véhicule immobilisé a été pris pour cible tandis que les occupants ont été sommés de descendre. D'ailleurs, quatre employés de la CNT ont été interpellés pour avoir saccagé le véhicule par la Special Supporting Unit (SSU) puis relâchés peu après. Par précaution, la police a décidé de fermer cette route à la circulation.

 

Mais, sur intervention de la police, les employés ont regagné la cour du dépôt. Tandis que plusieurs employés  répartis à travers le pays se dirigent en masse devant le siège de la CNT. Toutefois, l'un d'entre eux a été pris de malaise et a été transporté d'urgence à l'hôpital.

Pour rappel, ce qui a attisé la colère de ces employés, c’est la privatisation des lignes desservies par la CNT. Commentant ce mouvement de grève ce matin, le ministre Shakeel Mohamed a averti que cette grève est illégale et que des licenciements sont à venir. Car ces employés tiennent la population en otage et agissent de manière violente, précise-t-il. «Nous pas pou tolere.»

 

En effet, le transport public était fortement perturbé ce matin. Des écoliers attendaient en vain des autobus pour aller à l’école tout comme plusieurs employés qui patientaient depuis plus de deux heures...

Le ministre des Infrastructures publiaues, Anil Bachoo a, lui, appelé les employés à reprendre leur travail. Il s’est interrogé sur les raisons motivant leur geste, car il s’agit, a-t-il réaffirmé, d’une mesure temporaire. Et, malgré sa garantie, il affirme ne pas comprendre leur réaction.

Le transport en commun est perturbé depuis ce mercredi matin. Les utilisateurs de certaines lignes desservies par la CNT sont pénalisés. Le ministère du Transport Anil Bachoo tente de trouver une solution d’urgence pour palier à ce manque d’autobus sur les routes. Il est en réunion avec des officiers de la NTA depuis ce mercredi 26 juin 2013. Dans une déclaration sur les radios privés, il dénonce l’attitude des employés. Mais il n'infléchira pas sa décision.

 

Les premiers à en faire les frais de cette grève sont les collégiens, les autobus de la CNT utilisés pour véhiculer ces derniers sont à l’arrêt. Le ministre de l’Education Vasant Bunwaree tente également de trouver une solution pour ne pas pénaliser les écoliers et collégiens. Quant aux syndicalistes, ils demandent l'intervention du Premier ministre dans cette affaire.

Les ministres Shakeel Mohamed et Anil Bachoo ont, pour leur part, ouvert les négociations avec les syndicalistes. Ces derniers, qui sont actuellement au bureau du ministre du Travail ont pris l'engagement auprès des grévistes, que toutes propositions de la part du gouvernement seront soumises aux votes avant d'être finalisées.

 

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