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Ginobili écoeure encore les Pistons
Manu Ginobili a inscrit 27 points dimanche pour permettre aux San Antonio Spurs de valider l?avantage du terrain à l?occasion du deuxième match de la finale NBA contre les Detroit Pistons, menés 2-0 après leur défaite 97-76 au SBC Center.
En Ginobili, joueur fantasque et funambule, les Spurs ont peut-être l?élément clef d?une finale qui s?annonce cadenassée, entre les deux meilleures défenses et les deux meilleurs systèmes collectifs de la saison régulière. ?Nous savons qui nous sommes, nous savons comment nous jouons, et combien nous sommes forts?, résume Ginobili. Derrière le champion olympique argentin, Tim Duncan, qui pourrait en cas de succès des Texans voir Ginobili sacré MVP de la finale, assure les bases : 18 points et 11 rebonds dimanche, auxquels Tony Parker, de plus en plus mûr dans sa gestion du jeu des Spurs, a ajouté 12 points. Le meneur français a bien défendu sur son homologue des Pistons Chancey Billups, contenu à 13 points. Et pendant ce temps, Bruce Bowen écoeure Richard Hamilton en défense.
Mais Ginobili ne veut pas penser aux distinctions individuelles : ?Une fois que nous serons champions nous pourrons y penser mais pour le moment cela ne me traverse pas l?esprit.?
Les Spurs ont dominé tout le match, ouvrant la marque par une série de huit points consécutifs. Ils menaient ensuite 30 à 19 à la fin du premier quart-temps, et 58-42 à la mi-temps. Au troisième quart-temps, l?écart se creusait à 23 points avant que les Pistons ne comblent le fossé.
Les trois prochains matches de cette série au meilleur des sept rencontres se joueront à Auburn Hills. Les Pistons, champions en titre, n?auront pas la tâche facile après leurs deux défaites du début de série.
?Il faut prendre les quarts temps un à un?, affirme Billups. ?On ne peut pas jouer les matches un par un, il faut que l?on se concentre séparément sur chaque quart temps.?
Il faudra aux Pistons défendre mieux sur Ginobili, véritable électron libre de San Antonio. Plus facile à dire qu?à faire, tant l?Argentin se montre imprévisible sur le parquet. ?Ce qu?il nous faut faire, c?est de lui mettre plus de pression, ne pas le laisser faire ce qu?il a fait jusqu?à maintenant?, avance Richard Hamilton.
Ce qui pourrait laisser des espaces à Tony Parker, jamais aussi fort que lorsqu?il peut se faufiler dans la raquette pour des pénétrations souvent payantes.
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