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?Gaëtan Duval candidat dans plusieurs circonscriptions?

7 mai 2007, 00:00

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Avant le 11 juin 1982, aucun règlement électoral n?interdit de se porter candidat dans plusieurs circonscriptions à la fois. D?ailleurs qui connaît l?histoire électorale de Maurice sait que plus d?un candidat oligarque ou anti-oligarque ont, avant 1948, tenté leurs chances dans plusieurs districts. Une telle liberté ne peut échapper à un légiste aussi avisé que Gaëtan Duval. Dans les années 1960, la question ne se pose pas pour lui car il pose sa candidature au sein d?un parti bien structuré, n?accordant qu?un ticket à chaque candidat. Il fonctionne d?ailleurs sous le contrôle vigilant de Jules Koenig qui n?est pas particulièrement partisan du droit aux excès.

En 1976, la situation est tout autre. Jules Koenig n?est plus là pour empêcher son impulsif dauphin de se permettre la moindre fantaisie même électorale. G. Duval a déjà prouvé qu?il n?est pas politicien à s?enterrer dans la même circonscription. Il a besoin de l?adrénaline que seule peut lui fournir l?atmosphère virginale d?une circonscription qu?il ne connaît pas encore. Ainsi après avoir brigué à trois reprises les suffrages des Curepipiens, en 1959, 1960 et 1963, il transporte ses pénates au No 1 (GRNO-P.-L. Ouest) où il s?offre, en 1967, le plaisir d?y mater l?homme fort, Michaël Leal.

Il a une revanche à prendre avec l?électorat du No 4 où la suffisance d?Alex Rima ne lui a pas permis, en 1967, de faire preuve de ses talents oratoires. D?où une défaite qui, s?ajoutant à celle d?un autre bleu, trop sûr de lui-même au point de se passer de l?aide duvalienne, le Dr Jocelyn Maingard, coûte à son parti la victoire électorale, le 7 août 1967, et au pays la possibilité d?une intégration au Royaume-Uni, en attendant une éventuelle association avec l?Europe encore des Six.

Le 20 décembre 1976, Duval présente donc sa seule candidature au No 4 (P.-L Nord-M.-Longue), en arguant que cette circonscription vota le 7 août 1967 comme la moyenne nationale. Le résultat n?est guère concluant puisqu?il n?occupe que la 7e place, précédé qu?il est à l?heure du décompte des voix par Suresh Moorba, Lloyd Baligadoo, Sylvio Michel, Deepchand Beeharry, R. Daureeawoo et Raymond Rault.

Plus question, en 1982, de recherche d?une unique candidature emblématique dans la circonscription comptant un décompte de voix le plus proche du vote de l?ensemble de l?électorat mauricien. Après l?échec des négociations d?entente préélectorale avec le PTr de Ramgoolam et de ses nombreux et inévitables satellites, il faut multiplier la candidature duvalienne dans les circonscriptions les plus sûres. Voilà pourquoi, le 30 avril 1982, on revoit celle-ci au No 1 (référence à sa victoire de 1967), au No 16 (réparer l?erreur de Jocelyn Maingard), au No 17 (rappel des victoires curepipiennes de 1960 et de 1963), au No 18 (l?atmosphère virginale de Q.-Bornes), au No 20 (où plane toujours le souvenir indélébile des victoires de J. Koenig et des siens, en 1959, 63 et 67) mais aussi au No 21, dans l?île Rodrigues, qu?il croit toujours bleue, mais où Serge Clair et son OPR se dresseront sur sa route qu?il espérait triomphale. G. Duval n?est d?ailleurs pas le seul à recourir à de multiples candidatures aux législatives du 11 juin 1982. On retrouve ainsi une demoiselle Uteeme dans les circonscriptions 4 et 5 et un G. Lebon aux Nos 6 et 7. Ils ne sont peut-être pas les seuls.

Voici les autres candidats les plus significatifs du PMSD aux législatives du 11 juin 1982 : Nanda Kistnen (No 1), Monaf Fakira, fidèle secrétaire du parti, (No 2), le ségatier Serge Perraud (No 4), l?ancien ministre travailliste de la Pêche, Ramsoondur Modun, le journaliste Indurjeet Leelachand (No 5), B. Chetty (No 6), S. Seebun (No 8), Serge Thomas (No 10), J. K. Hazareesingh, I. Sumputh et S. Dhunny (No 11), Jacques Panglose, le fidèle lieutenant de Gaëtan et de Xavier Duval, et V. Rungasamy (No 12), Arnold Bouquet et R. Cadinouche (No 15), Me D. Ghose, avoué, I.M. Leblanc, P. Brizmohun et N. Bissessur (No 16), Pierre Simonet, Allan Driver et C. Jawaheer (No 17), l?avocat Marc Hein (No 18), Fifi Henry, l?ancien militant Vijay Jundoosingh et M. Lavénérable (No 20) et Nicol François (No 21).

L?UDM de Guy Ollivry annonce, au départ, un candidat par circonscription. Finalement, elle présente trois candidats aux Nos 16 (Arthur, Ramassami et Roheeman) et 17 (Ollivry, Mahadoo, et le journaliste Elwyn Chutel). A cela s?ajoute le candidat Manaroo qui se présente symboliquement contre Seewoosagur Ramgoolam au No 5.

Parmi les candidats indépendants ou posant sous la bannière d?autres partis, on peut relever les noms suivants : - Yousouf Mohamed (PIM) et Vencapah (OF) au No 2, Nawoor (PIM) au No 3, Gulbul (No 4), C.R. Ramjuttun et Marcello d?Unienville (No 5), Lollbeeharry (No 7), Sir Rada Mohun Gujadhur, G. Daby et Faugoo (No 9), A. Gujadhur (No 10), Teeroovengadum et Appasamy (No 13), Napaul, Ramjuttun et Gobin (No 15), France Vallet du PCR (No 17), Mathur (No 18) et Dhossa (No 19).

La prochaine chronique sera consacrée aux candidats militants.

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