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Gare à la guerre des polices !
Le métier d?enquêteur comporte des risques mais les frictions entre collègues de différentes unités peuvent compromettre dangereusement leur efficacité dans la résolution des enquêtes. « Ces frictions ne devraient jamais exister. Cependant, elles peuvent être causées par un sentiment de jalousie », explique Régis Barbeau, ancien commissaire adjoint et responsable du Central Criminal Investigation Department. « Dès qu?il soupçonne l?émergence de frictions, le commissaire doit immédiatement rappeler ses hommes à l?ordre. Tous les policiers doivent viser un seul but : le maintien de l?ordre public, la prévention et la détection des crimes et la protection des vies et des propriétés. »
Jagdish Jassoodanand, qui a occupé les mêmes fonctions, estime que les risques de frictions entre les différentes unités sont réels. « Pour les éviter, il faut respecter la spécificité de chaque unité même si le commissaire a le pouvoir de confier une enquête à l?unité de son choix. Avec le dialogue et une bonne communication entre le commissaire et ses lieutenants, elles peuvent être neutralisées. » Pour Hurrydeo Raddhoa, chef inspecteur affecté à la tête de la CID de Curepipe avant son affectation à la SMF, un crime à élucider n?est la propriété d?aucune unité de police. « Seul le résultat compte. Il n?est obtenu qu?avec du professionnalisme dans la collecte des données, la conduite de l?enquête, l?interrogatoire des suspects, le montage d?un dossier à charge et la capacité de le justifier devant un tribunal. » La guerre des polices est une réalité latente. Si jamais elle se produit, elle fera certainement des heureux parmi les criminels.
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