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Fusion promise, fusion due
Elle nous avait dit, ?pas de tutu?. Pourtant, ils ont valsé sur la scène du Mahatma Gandhi Institute (MGI) vendredi soir. Jusqu?à tenter la fusion avec de virevoltantes latina. Avant de tomber en nuage sur les genoux d?une ballerine. Mais n?en tenons pas rigueur à Teresa David. C?était la première fois que la plupart de ses élèves montaient sur scène pour le spectacle Fusion.
Comme l?heure était au mélange, la David Academy of Dancing s?est associée à la Coréame Dance Company pour plus d?une heure trente d?énergie mise en musique. Avec pareil thème, la difficulté est évidemment de mélanger les styles (ballet, afro et danses latines) sans qu?aucun n?y perde son âme. Mieux, que la transition entre les différents passages soit souple. Et si en prime les deux compagnies (avec des danseurs de 9 à 30 ans) arrivent à sortir du cadre du ?spectacle d?école?, c?est que le tour est joué.
Installés dans la salle avec des critères aussi précis, nous n?avons pas été déçus. L?effort des chorégraphes et des danseurs est bien visible sur scène. Les portés, ceux des numéros classiques surtout, demandent encore du polissage. Mais nous comprenons les ballerines (dont les rondeurs ? attention, nous n?avons rien contre les formes bien dessinées ? ne facilitent pas la tâche des danseurs), elles n?ont pas souvent l?occasion de pratiquer cet exercice. C?est que les garçons manquent cruellement dès qu?il s?agit de chausser des pointes.
Toujours est-il que c?est avec plaisir que nous avons retrouvé deux des visages du récent Mâ ravan? de Talipot. Sauf que la différence de niveau entre les garçons ? dont certains ont aussi roulé leur bosse chez Art Academy ? et leurs partenaires débutantes est visible.
En première partie, flûte de Pan, valse et tambours africains se sont succédé. Sans fil conducteur apparent. Des moments bien montés mais sans enchaînement. C?est dommage. Le spectateur surpris à taper du pied à cause des tambours est désorienté pendant plusieurs minutes face au nouveau rythme qui défile sous ses yeux.
Un choix musical séduisant
Ce qui n?enlève pas le mérite des chorégraphes en termes de recherche pour les costumes, colorés et sexy à souhait. Leur choix musical est de ceux qui séduisent le plus grand nombre. Nous l?applaudissons. Appréciation aussi pour la touche d?humour au passage d?un tombeur latino tout de blanc vêtu sous une veste à la Matrix. Une arrivée sur fond de grosse cylindrée, alors que monsieur est monté? sur une bicyclette Chopper.
Dès lors, nous avons hâte qu?arrive la deuxième partie. Celle de la fusion promise. C?est là que nous avons craqué. Au milieu des ballerines dansant le tango, un couple d?enfants qui a déjà beaucoup d?heures de pratique dans les jambes. Si encore ils n?étaient que mignons à croquer, ils ont surtout réussi leur passage. C?est sans doute eux qui ont illustré la ?vraie? fusion. Celle où le tango transcende les barrières de l?âge pour scintiller au milieu d?un tas d?entrechats.
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