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FSC : “Braderie des polices d’assurance”

21 octobre 2004, 20:00

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Les maisons d’assurances doivent se défaire de certaines mauvaises habitudes. Anil Gujadhur, président de la Financial Services Commission (FSC) met en garde contre des agents qui proposent des primes basses dans le seul but d’accroître les parts de marché. Il intervenait hier, lors d’un atelier organisé par KPMG sur l’introduction des nouvelles normes comptables dans l’industrie des assurances.

“Les prestataires doivent s’assurer que les primes réclamées correspondent aux risques couverts par les polices. Les rabais sans discernement peuvent déboucher sur de sérieux problèmes financiers”, fait ressortir Anil Gujadhur, également managing director de la Banque de Maurice.

C’est essentiellement dans le segment de l’assurance automobile que les problèmes font surface. La concurrence féroce dans ce secteur pousse les opérateurs à pratiquer des prix irréalistes et de mettre en péril leur santé financière. De manière générale, les primes bradées attirent une clientèle à risque et peut même exposer la compagnie à des niveaux de réclamations insoutenables.

Le président de la FSC a longuement évoqué la protection des intérêts des clients. Ces derniers devraient pouvoir faire des choix informés. Les conflits d’intérêt et les transactions entre sociétés apparentées devront être déclarés suivant les principes de bonne gouvernance, souligne-t-il.

Les assureurs doivent mettre en place des politiques et des systèmes pour gérer les risques liés aux investissements et à la liquidité. “Le conseil d’administration doit révéler sa philosophie d’investissement et son appétit pour le risque surtout lorsque la société s’aventure vers des instruments sophistiqués.”

Le secteur des assurances se prépare face à la législation et à l’introduction de nouvelles normes de comptabilité. Les assureurs auront à se conformer à de nouveaux standards de pratique notamment l’International Accounting Standard (IAS) 39, IAS 18 et l’International Financial Reporting Standard (IFRS) 4. Selon les nouvelles dispositions, l’IFRS 4 couvrira les produits d’assurance tandis que l’ISA 39 touchera les instruments financiers, comme les produits dérivés. Ainsi, un produit d’assurance couvrira les risques tels que des accidents et des incendies.

Par contre, un contrat d’investissement ne traitera que les risques financiers, ceux liés aux crédits, aux mouvements adverses des taux de change, des taux d’intérêt et aux fluctuations des cours des commodités, entre autres.

L’atelier du KPMG a aussi passé en revue les inquiétudes de l’industrie par rapport aux nouvelles règles. Les participants se sont également penchés sur la bonne gouvernance et les développements des régimes de régulation sur le plan international.

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