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France : seconde journée de grèves, dialogue en cours

16 novembre 2007, 00:00

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La grève dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite s?est poursuivie hier à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) pour la seconde journée.

Mais syndicats et gouvernement tentent de nouer le dialogue en vue de négociations entreprise par entreprise, dans un délai d?un mois fixé par le ministre du Travail, Xavier Bertrand.

Une sortie de crise semblait possible, comme le titre le quotidien Libération : «Préavis de sortie». Pour Le Parisien «Ça négocie ... mais la galère continue». «Régimes spéciaux : une sortie de crise se profile», relève La Tribune, Le Figaro estimant que «la grève s?essouffle».

Le président Nicolas Sarkozy a appelé avant-hier soir à la fin des grèves, jugeant que les conditions d'une négociation étaient réunies. François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a dit avoir obtenu les conditions d?une suspension du mouvement.

Mais cinq fédérations de cheminots (CGT, CFDT, FO, CFTC, Unsa) sur les huit que compte la SNCF ont appelé les salariés de l?entreprise à poursuivre la grève pour 24 heures, de même que SUD-Rail, écarté des discussions avec le gouvernement.

Dans un communiqué, les cinq fédérations disaient hier n?avoir obtenu «aucune réponse concrète» du gouvernement.

Xavier Bertrand a toutefois affiché un optimisme mesuré hier matin. «Les conditions sont aujourd?hui (NdlR hier) réunies pour qu?on puisse faire progresser les négociations dans les entreprises», a-t-il dit sur RMC et BFM TV. S?adressant aux agents qui ont choisi de continuer l'arrêt de travail, le ministre du Travail a ajouté : «Dans une grève, il n?y a pas d?issue». Il a souligné que les négociations dans les entreprises «ne sont pas faites pour annuler le passage aux 40 ans» de cotisation, contre 37,5 ans pour les bénéficiaires de régimes spéciaux, soit 1,1 million de retraités et 500 000 actifs.

Cette grève qui a débuté avant-hier a fortement perturbé les transports, au premier jour d?un mouvement reconductible contre le projet gouvernemental, une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. Les manifestants ont été toutefois moins nombreux hier que lors de la première journée nationale de mobilisation syndicale sur ce thème. Le ministère de l?Intérieur a dénombré 50 000 personnes dans les rues, sur l?ensemble de la France, contre 150 000 le 18 octobre dernier.

Soucieux d?éviter un mouvement de l?ampleur des grèves de 1995, qui avaient paralysé le pays, l?Elysée et le gouvernement ont avant-hier repris au bond l?offre formulée mardi soir par la CGT de négociations tripartites Etat-syndicats-entreprises sur chacun des régimes spéciaux. La CGT réclamait jusqu'alors une négociation tripartite globale. Le gouvernement accepte de négocier sur «les salaires en particulier en fin de carrière, les conditions de travail, la pénibilité, le régime additionnel, l?aménagement des fins de carrière», a rappelé le Premier ministre, François Fillon.

Trois principes restent non négociables pour l'exécutif : longement progressif de la durée de cotisation de 37,5 annuités à 40 d?ici à 2012, indexation des pensions sur les prix et non plus les salaires et système de décote, qui prévoit que les agents partant avant 40 ans de cotisation voient leur pension amputée.

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