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Formule d?aide aux collèges privés : Gokhool revoit sa copie
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Formule d?aide aux collèges privés : Gokhool revoit sa copie
À couteaux tirés depuis quelques mois, la fédération des managers des collèges privés et le ministère de l?Education se sont assis à la table des négociations en fin de matinée, hier. Ce qui ne signifie pas pour autant la fin de la menace de fermeture des collèges privés à la rentrée de janvier 2007? même si l?on aura noté un dégel dans les relations.
?Nous allons d?abord voir comment les choses vont se dérouler et après nous aviserons. Nous ne voulons pas nous prononcer sur la question pour le moment?, déclare Harris Bachwa au nom de la fédération, au terme d?une réunion qui a eu lieu au quartier général du ministère à Phoenix. Une heure et demie durant, les deux parties ont discuté des différents problèmes qui minent le secteur.
Lors de cette rencontre, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, a fait des concessions sur certains points importants du conflit et a clarifié sa position sur d?autres.
?Il ne fallait pas changer de formule?
La goutte d?eau qui avait fait déborder le vase était une proposition faite par le Management Audit Bureau (MAB). Alors que les managers attendaient depuis le
1er juillet qu?une nouvelle grille d?allocations aux collèges privés entre en vigueur, voilà que le MAB était venu présenter une nouvelle formule selon laquelle 70 pourcent du financement d?Etat allait dépendre du nombre d?élèves enregistrés dans un collège et le reste de la performance de l?établissement. La fédération avait manifesté immédiatement sa désapprobation.
Mais hier, on aura noté une reculade à ce sujet. ?La formule d?allocation actuelle (NdlR, formule valable jusqu?en 2009) sera maintenue avec les ajustements appropriés. Le MAB fera de nouvelles propositions d?ici la semaine prochaine?, indique un communiqué de presse conjoint ministère-fédération émis hier.
Les six critères, à savoir le nombre d?élèves, la gestion de l?école, la qualité des infrastructures, la performance aux examens, la participation des élèves et leur performance lors des activités sportives et extrascolaires et enfin une allocation au propriétaire de l?établissement, demeurent inchangés.
?Nous espérons maintenant que la grille que le MAB proposera reflète nos besoins?, dit-on du côté des managers.
L?autre point majeur de discorde a trait à la parité entre les collèges publics et privés. L?Etat dépense en effet Rs 36 000 en moyenne par élève contre Rs18000 pour un élève scolarisé dans un établissement privé. Et pourtant, le privé accueille 64 408 élèves, soit 53 % de la population estudiantine mauricienne au secondaire, selon le fameux blueprint de la Private Secondary Schools Authority (PSSA) qui fut remis au ministère vers le mois d?août.
Malgré les nombreuses demandes adressées par les managers des collèges privés, le ministre Gokhool était demeuré muet sur la question. Un changement important a été noté hier. Ce n?est certes pas encore une expression très précise de la voie que compte emprunter le ministère, mais cette ouverture du dialogue est déjà positive, assure-t-on du côté des managers.
?Il y a eu des discussions franches, note le ministre Gokhool, et nous avons parlé de la nouvelle orientation de l?éducation, ainsi que du partenariat public-privé qui doit continuer. Nous sommes d?accord qu?étant dans une période de transition, il ne fallait pas changer de formule.?
Ce dialogue se fera à travers un ?mécanisme approprié?, qui prendra probablement la forme d?un comité, pour se pencher sur cette question précise, ainsi que sur l?avenir des établissements secondaires ?substandard?. ?Certains établissements n?atteignent pas le niveau que l?on attend d?institutions éducatives?, indique la PSSA dans son blueprint. Certaines écoles se trouvent en effet dans des locaux loués ?n?offrant aucune possibilité d?amélioration?. La PSSA conclut donc que ?cela n?est pas dans l?intérêt des étudiants et chaque année, le gouvernement fait des dépenses à ce titre et n?a pas de retour sur investissement?.
Depuis longtemps, et la fédération et l?Union of Private Secondary Education Employees militent pour un mécanisme précis, incluant notamment le reclassement du personnel et des compensations pour les propriétaires, permettant la fermeture des collèges qui n?atteignent pas les normes.
EXERCICE D?ADMISSION
Un millier de formulaires de demande pour une place en ?Form I? pas remplis
■ Des 25 442 ?school candidates? qui ont participé aux examens du ?Certificate of Primary Education? (CPE), un peu plus de 24 000 enfants ont fait une demande d?admission au secondaire. Environ un millier de parents n?ont pas rempli le formulaire de demande d?admission en ?Form I? pour leur enfant. ?Ceci n?est cependant pas une indication du nombre de gens qui ont rempli le formulaire optionnel pour une place dans un collège national. A ce sujet, nous n?avons pas encore recueilli les données?, explique Lucien Finette, directeur du Mauritius Examinations Syndicate (MES).
L?exercice de demande d?inscription s?est déroulé le 23 septembre. À la fin de la journée, il apparaissait déjà dans certaines écoles, notamment certains établissements des Zones d?éducation prioritaires (ZEP), que des parents n?avaient pas fait acte de présence.
Comme ces dernières années, les parents étaient appelés à remplir une fiche où ils expriment leur choix de collèges par ordre de préférence. Le choix se limite aux établissements de la zone éducative où ils habitent. Toutefois, avec la création des collèges nationaux, le ministère de l?Education a introduit un nouveau formulaire où les parents pouvaient faire leur choix de collège national qui, dans leur ensemble, offre 1 260 places qui iront aux meilleures performances au CPE. Pour les départager, il a d?ailleurs fallu introduire le A+ tant contesté par les pédagogues.
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