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Formation technique de qualité pour futurs ingénieurs?
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Formation technique de qualité pour futurs ingénieurs?
«Grâce à l?Institut supérieur de technologies (IST), nous sommes sur le chemin pour devenir ingénieur», révèle Henraj Aunund, étudiant de 22 ans ayant tout juste entamé sa deuxième année d?informatique appliquée à l?IST. A l?obtention de son diplôme universitaire supérieur de technologie (DUST), il aura deux choix : entrer directement sur le marché du travail avec un titre d?assistant ingénieur ou poursuivre ses études en France ? et plus particulièrement à Limoges, partenaire privilégié de la formation de l?IST à Maurice. L?institut tertiaire ouvre ses portes au public aujourd?hui de 9 heures à 15 heures et aux recruteurs potentiels pour un job fair de 9 heures à midi demain.
Trouver facilement de l?emploi
Comme Henraj, ils sont 200 étudiants à l?IST de Rose-Hill à l?heure actuelle, disséminés dans les quatre filières pro- posées : le génie civil, le génie électrique et l?informatique industrielle, l?informatique appliquée et la maintenance et les automatismes industriels. Deux cents étudiants, qui, avec leur Higher School Certificate (filière scientifique) ou leur Brevet de technicien obtenu pour la plupart au Lycée Polytechnique de Flacq, ont décidé de poursuivre leur formation technique dans un domaine très demandé actuellement.
D?ailleurs, le directeur de l?IUT du Limousin et représentant de l?université de Limoges, Gilles Brousseaud, met l?accent sur le «taux d?insertion très fort des étudiants de l?IST». En effet, sur les 550 diplômés de l?IST depuis son ouverture en 1998, tous ceux n?ayant pas souhaité poursuivre leurs études ont réussi à trouver un emploi assez facilement. «La plupart des élèves avaient déjà des promesses d?embauche avant la fin de leurs études», se réjouit Rajendraparsad Mungur, le président du conseil d?administration du Technical School Management Trust Fund. C?est d?ailleurs dans cette optique qu?a été organisé le job fair demain où des professionnels du secteur ont déjà accepté de venir rencontrer les jeunes étudiants.
S?orienter vers d?autres diplômes
Pour l?instant, le seul débouché pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études en entamant une licence professionnelle ou même une maîtrise, la seule voie possible est la France. Grâce à un partenariat avec l?université de Limoges, c?est la filière privilégiée de l?IST mais cela n?est en aucun cas obligatoire. L?obtention de la licence professionnelle en un an fera des étudiants de l?IST des ingénieurs dès leur sortie de l?université.
Mais l?IST a aussi d?autres projets. Grâce à de nouveaux accords signés avec l?université de Maurice et l?université de technologie, les étudiants pourront aussi s?orienter vers des diplômes dans ces deux institutions. De plus, «les négociations sont actuellement en cours pour proposer la licence professionnelle à l?IST dans les années à venir», suggère Kevin Lobin, membre du Student Council. Ces négociations ont été confirmées par le représentant de l?université française qui précise, «Pour l?instant, le statut de l?IST ne lui permet pas de proposer la licence mais une évolution pourrait le lui permettre à l?avenir.»
A l?instar d?Arnaud Azor, tous ceux ayant entamé leur deuxième année en janvier dernier en sont déjà à rêver d?études plus poussées à Limoges. Mais force est de constater que le coût d?une année d?études en France est loin d?être donné. «Le meilleur de chaque filière bénéficie d?une bourse d?études à Limoges pour effectuer sa maîtrise», précise-t-il toutefois. L?attaché de la coopération éducative de l?ambassade de France, François Foti, a néanmoins fait ressortir que l?ambassade est prête à en accorder davantage si certains étudiants le méritaient vraiment.
Entre-temps, les étudiants continuent de découvrir les domaines qui les passionnent, ce qui leur permettra d?être directement employables après leurs deux ans à Rose-Hill. «Le secteur du génie électrique et informatique industrielle est particulièrement intéressant car il est polyvalent? Il permet de toucher un peu à la maintenance ainsi qu?à l?informatique», explique Akash Boyjoo, étudiant dans ce domaine ? et qui ne voit d?autres débouchés que la poursuite de ses études à l?obtention de son DUST? «Dans l?aéronautique, pourquoi pas ?», confie-t-il avec un large sourire.
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