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Fonds publics, privés et étrangers pour la ?land-based ocean industry?
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Fonds publics, privés et étrangers pour la ?land-based ocean industry?
Le développement du nouveau concept industriel land-based ocean industry fait du chemin. Il est maintenant question de la constitution d?un consortium de promoteurs regroupant les secteurs privé et public de même que des investisseurs étrangers.
L?idée a été émise hier par Rama Sithanen, ministre des Finances, qui assistait à la présentation du projet au Centre Swami Vivekananda au Domaine Les Pailles. Ce projet comprenant plusieurs domaines d?application, le ministre a aussi demandé une forte participation du secteur privé, en particulier des petites et moyennes entreprises.
L?investissement du secteur public sera canalisé à travers la State Investment Corporation. Mais il appartiendra au consortium d?investir dans le développement de l?ensemble du projet, du pompage de l?eau de mer jusqu?à son utilisation finale. La land-based ocean industry consiste, dans les grandes lignes, à pomper l?eau de mer des grandes profondeurs et à la vendre à divers utilisateurs. D?autres activités seront également générées dans le parc océanique ainsi créé.
Le ministre a qualifié de ?prometteuses? les perspectives pour cet investissement, les contacts établis étant ?extrêmement positifs?. Il a déclaré qu?on assiste à la ?naissance? d?une nouvelle industrie et a évoqué le potentiel de ce qui pourrait devenir un nouveau pilier de l?économie mauricienne. Il s?est dit confiant que l?eau d?océan, pompée à 1 000 mètres de profondeur, est maintenant très demandée en tant qu?eau minérale dessalée. Elle est également recherchée pour d?autres applications telles que la climatisation, l?aquaculture, la thalassothérapie, la culture des perles et les produits pharmaceutiques et cosmétiques
<B>Expertise indienne et laboratoire australien</B>
?Il faut maintenant travailler sur un plan d?action concret pour que ce concept soit traduit dans la réalité. C?est un projet qui correspond à la stratégie de développement et de diversification économique du pays et à son ouverture à de nouvelles idées et technologies?, a aussi souligné Rama Sithanen.
Arjoon Suddhoo, directeur exécutif du Mauritius Research Council, organisme qui est à l?origine du concept, a aussi abordé ces thèmes et a cité l?exemple de Hawaii. Là-bas, bien des progrès ont été accomplis dans le développement de cette industrie. L?eau minérale est aujourd?hui la première industrie d?exportation de ce pays, avec 1,8 million de litres d?eau dessalée par jour. Le prix de vente varie de 4 à 6 dollars la bouteille. Le marché de cette eau, devenue une concurrente majeure de l?eau minérale traditionnelle, est en expansion rapide au Japon, au Moyen-Orient, aux Etats-Unis et dans des pays de l?Asie du Sud-Est.
Pour la partie technique des études en cours, l?expertise indienne a été mise à contribution pour la collecte des échantillons de l?eau d?océan. Un laboratoire australien a effectué les tests pour déterminer ses caractéristiques physiques, chimiques et biologiques. Les résultats sont prometteurs puisque l?eau est considérée très pure, riche en minéraux et en qualités nutritives. Sa température est basse, à 6°C.
Une société étrangère, Makai Ocean Engineering Inc, doit entreprendre une étude quant aux détails techniques des travaux d?ingénierie nécessaires, notamment pour l?installation des équipements de pompage et la création des chaînes d?embouteillage. Son rapport est attendu à la fin de l?année prochaine.
Douze sites pour le pompage ont été identifiés, dont Albion, Flic-en-Flac, Le Morne, Tamarin, Les-Salines (Rivière-Noire), Trou-aux Biches, Le-Bouchon et Belle-Mare. Trois d?entre eux doivent être sélectionnés avant le choix définitif prévu en mai 2007. Selon le calendrier établi par le Board of Investment, organisme qui sera chargé d?attirer des investisseurs, le parc océanique devrait être opérationnel à la fin de 2008.
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