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Fleuriot Flore : aider les autres à sortir de la vulnérabilité le sourire aux lèvres
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Fleuriot Flore : aider les autres à sortir de la vulnérabilité le sourire aux lèvres
Il a toujours le sourire aux lèvres et il le transmet. Fleuriot Flore est l’exemple du vrai travailleur social qui met une bonne dose d’amour dans ses actions. Pourtant, il n’a pas eu une grande formation académique, jusqu’à ce que la Mauritius Commercial Bank (MCB) lui offre une bourse d’études à l''institut Charles-Telfair, en 2009…
Ce n’est pas l’amour qui lui manque. Fleuriot Flore est au service des gens à chaque fois qu’il le peut. Cet homme de 45 ans est très populaire à Camp-Levieux. Son premier combat, qui a commencé il y a 20 ans, c’était pour les enfants défavorisés. A présent, il aide à la fois les tout-petits et les parents à retrouver confiance en eux et à avancer dans la vie.
Sa belle histoire avec les gens vulnérables a commencé 20 ans de cela quand il était lui-même au bas de l’échelle. « J’avais un emploi dans une usine de textile et elle a fermé ses portes. Je me suis alors retrouvé à la rue j’étais marchand ambulant. La vie était très dure », raconte Fleuriot Flore. Mais il ajoute que c’est sans doute cette expérience qui lui permet de mieux comprendre les autres et de ressentir leurs douleurs.
Pâtissier de profession, Fleuriot Flore profite de son travail pour s’approcher des gens. « J’aime le contact humain. Quand je suis à la pâtisserie, je parle aux clients et surtout je côtoie des gens de toutes les couches sociales », poursuit-il.
Fleuriot Flore a quitté l’école à l’âge de 15 ans. Faute de moyens, il a dû quitter l’école. Mais ce n’est pas parce qu’il n’a pas terminé sa scolarité que Fleuriot se sent inférieur. La Mauritius Commercial Bank lui a offert l’occasion de poursuivre ses études à l’institut Charles-Telfair.
Sa coopération avec la MCB a débuté en 2005 avec un projet à l’école Aimée-Césaire à Camp-Levieux. Fleuriot Flore affirme que les enfants de cette école primaire étaient très violents. « Il suffisait pourtant qu’on donne un peu plus d’amour et d’attention à ces enfants », ajoute-il. Des Support Teachers ont dû être placés dans cet établissement pour encadrer les enfants en difficulté.
« Il n’y avait pas de Corporate Social Responsibility à l’époque. Les autorités se sentaient dépassées. J’ai approché la MCB pour un coup de main. Et même si nous n’avons pas encore gagné la bataille académique, les enfants sont heureux de venir à l’école. L’éducation est la base de la réussite », poursuit-il.
Fleuriot Flore est aussi employé à la MCB Forward Foundation pour son engagement dans le social. Mais il ne s’arrête pas là. Il est aussi à la tête de l’Association des Brancardiers. Régulièrement, c’est en compagnie de son épouse, Sweety, qu’il va rendre visite aux patients de l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard.
Il s’est familiarisé avec les patients de cet établissement. « Ce sont souvent des gens qui sont rejetés par leurs familles. Ils se sentent mieux quand on va leur rendre visite », soutient le pâtissier. Toutes ces difficultés qu’il voit en face et au quotidien lui permettent, toutefois, de garder son sourire.
Il encourage ses proches à croire qu’il y a une solution à tous les problèmes. Il affirme que de nombreux jeunes l’ont approché avec l’envie de suicide. Il leur répète alors que la vie est belle et que tout le monde à sa place dans la société.
S’il y a une chose qu’il a apprise grâce à sa formation à l’université, c’est que les solutions doivent être trouvées avec les personnes concernées directement par le problème. « Auparavant, je proposais des portes de sortie sans demander l’avis des bénéficiaires. Je croyais bien faire », avoue-t-il.
Fleuriot Flore ne tarit pas d’éloges pour le soutien indéfectible de son épouse. C’est elle, dit-il, qui l’a accompagné et qui l’a motivé. Aujourd’hui père de jumelles, le travailleur social est fier de sa petite famille.
Mais ce qui le rend le plus heureux, c’est de pouvoir constater que la tristesse s’efface d’un visage pour laisser place à un beau sourire. « C’est cela le vrai salaire d’un travailleur social. Il est payé quand il voit qu’il a pu aider quelqu’un à retrouver sa joie de vivre… »
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