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FIBREmarine exporte ses bateaux à Saint-Tropez
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FIBREmarine exporte ses bateaux à Saint-Tropez
Les bateaux de FIBREmarine partent à la conquête du marché européen. Ses ?Cobra 27? et ?Cobra 18? ont commencé à naviguer en France, en Italie et en Norvège.
Jusqu?à tout récemment, toute la production de bateaux de cette entreprise, qui sont en fibre de verre, était uniquement vendue sur le marché local. ?Ça marche très bien sur le marché local. Nous avons créé une bonne notoriété. Nous construisons maintenant de plus gros bateaux qu?en 1986 et qui ont en même temps une plus grande valeur ajoutée?, explique Gérard Ducray, Managing Director de la compagnie.
FIBREmarine compte fabriquer une cinquantaine de bateaux cette année, contre une vingtaine il y a dix ans. Pour l?année prochaine, son objectif est d?en produire au moins 75, y compris pour l?exportation. ?C?est surtout l?étroitesse du marché mauricien qui nous a poussés à entreprendre des démarches pour l?exportation? Cela n?a pas été facile car il fallait respecter des normes européennes très strictes. Mais grâce à notre expérience, nous avons réussi à le faire. Nous importons les matières premières mais les bateaux sont entièrement fabriqués chez nous, à Riche-Terre.?
Ces exportations ont commencé à la fin de l?année dernière. A ce jour, deux ?Cobra? de 27 pieds de long et deux autres de 18 pieds ont été achetés par des clients à Saint- Tropez, en France. Un ?Cobra 27? est parti pour l?Italie en juin. La semaine dernière, un ?Cobra 27? et quatre ?Cobra 18? ont été acheminés vers la Norvège. L?entreprise a reçu cette semaine une commande de Saint-Tropez pour sept autres bateaux car les prix proposés sont ?très compétitifs et la qualité est de niveau européen?. Des contacts ont aussi été établis pour des exportations vesr l?île de la Réunion.
?Le tour de Maurice en deux heures?
FIBREmarine compte participer au Salon nautique qui se tiendra à Paris en décembre, un des plus prestigieux en Europe. ?Cela sera pour nous une plus grande ouverture et nous espérons y décrocher de nouvelles commandes?, confie Gérard Ducray.
Mais qu?est-ce qui a bien pu le pousser à se lancer dans la construction de bateaux en fibre de verre ? La réponse : la passion de la mer. ?Un Cobra, c?est utilisé pour le plaisir, tant dans le lagon qu?en haute mer. Sur le Cobra 27, on peut prendre une petite douche, il y a une table pour le déjeuner, un dais pour se protéger du soleil en cas de besoin. Le bateau est souple sur une grosse mer. Avec ses 200 à 400 chevaux, sur un Cobra 27, en vitesse de croisière, vous pouvez faire le trajet Grand-Baie au Morne en une heure sur une bonne mer. Et le tour de Maurice peut se faire en trois heures, deux heures si le moteur est à plein régime.?
FIBREmarine emploie aujourd?hui une centaine de personnes, contre quatre seulement en 1986, quand elle a commencé ses opérations. ?Outre notre expérience, si nous sommes arrivés à exporter sur l?Europe, je crois que c?est surtout dû à un travail d?équipe. Il y a des travailleurs qui sont chez nous depuis 19 ans. Sans eux on n?y arrive pas.?
Mais pour répondre aux nouvelles commandes et aux exigences de l?expansion, la compagnie compte procéder au recrutement immédiat d?une trentaine de personnes, notamment des ouvriers, des man?uvres, des peintres en carrosserie, des cleaners et des coursiers-chauffeurs.
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