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Fièvre aphteuse : l?embargo sur les exportations maintenu
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Fièvre aphteuse : l?embargo sur les exportations maintenu
Les services vétérinaires britanniques, qui pensent avoir décelé un troisième foyer de fièvre aphteuse dans une ferme du Surrey, ont levé hier l?interdiction faite au déplacement du bétail afin de pouvoir abattre les bêtes malades en dehors de la zone d?exclusion mise en place.
?La décision a été prise d?autoriser le transport d?animaux vivants destinés à l?abattage et la collecte des cadavres de bêtes mortes dans les fermes?, a déclaré Debby Reynolds, responsable des services vétérinaires, lors d?une conférence de presse.
Reynolds a également ordonné l?abattage du bétail d?une troisième ferme du Surrey, dans le sud de l?Angleterre, où l?on soupçonne la présence de fièvre aphteuse, non loin de la deuxième exploitation touchée.
A Bruxelles, la Commission européenne a annoncé qu?elle maintenait l?interdiction des exportations britanniques de viande fraîche, d?animaux vivants et de produits laitiers, ajoutant qu?elle réexaminerait la situation le 23 août.
L?interdiction doit toutefois rester en vigueur jusqu?au 25 août. Les produits en provenance d?Irlande du Nord ne sont pas concernés.
Selon un rapport préliminaire des autorités, rendu public mardi soir, il y a ?une forte probabilité? que les cas de fièvre aphteuse aient leur origine dans l?un des deux laboratoires de recherches voisins des exploitations touchées.
<B>Risques de pertes importantes</B>
Le rapport ne précise pas lequel des deux laboratoires proches de la ville de Guilford, l?un géré par un organisme gouvernemental, l?IAH, l?autre appartenant à la société Merial, co-entreprise de l?américain ?Merck? et du français ?Sanofi Aventis? , pourrait être à l?origine de ces nouveaux cas de fièvre aphteuse.
Les deux laboratoires, situés à huit kilomètres environ du premier foyer de fièvre aphteuse, ont suspendu leurs activités.
Des zones d?exclusion ont été instaurées trois kilomètres à la ronde et des zones de protection sont imposées dans un rayon de 10 kilomètres autour des exploitations et de deux laboratoires de recherche où le virus a été manipulé.
Il s?agit des premiers foyers de fièvre aphteuse signalés en Grande-Bretagne depuis l?épizootie de 2001, qui a dévasté les élevages britanniques. Plus de six millions d?animaux avaient été incinérés sur d?immenses bûchers et la crise a coûté à l?agriculture et au tourisme rural quelque 8,5 milliards de livres (12,6 milliards d?euros).
Ce début d?épizootie menace l?élevage britannique et ses exportations de viande, d?un montant de plus d?un milliard de dollars par an.
En 2006, les exportations de viande de boeuf et de bétail britannique se sont élevées à plus de 150 millions d?euros, selon la Commission britannique de la viande et du bétail.
Les exportations de moutons et de viande de mouton se sont chiffrées à 370 millions d?euros, dont 70 % viennent de France.
La viande de porc et les porcs vivants ont rapporté quant à eux 260 millions d?euros, 60 % des exportations étant à destination de l?UE, essentiellement l?Allemagne et les Pays-Bas.
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