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Ferrari dans son jardin
Déjà assurée des titres pilote et constructeur, l’écurie au cheval cabré ne veut décidément rien laisser à ses adversaires. Sur ses terres de Monza, Ferrari a réalisé un nouveau doublé, son huitième cette saison. Seule nouveauté : Barrichello devance Schumacher pour s’adjuger sa première victoire de l’année. L’écurie BAR-Honda confirme sa bonne santé actuelle, avec la 3e place du Britannique Jenson Button et la 4e du Japonais Takuma Sato. Les averses tombées tout au long de la matinée sur le circuit jouaient d’entrée un rôle déterminant. Parti en pole-position avec des pneus intermédiaires, Rubens Barrichello prenait un remarquable départ. Mais c’est Fernando Alonso qui réalisait la meilleure opération en se glissant entre Juan Pablo Montoya et Michael Schumacher pour s’emparer de la deuxième place. Equipé de pneus slick, le pilote allemand effectuait ensuite un tête à queue et repartait en dernière position. Olivier Panis était, de son côté, contraint à l’abandon.
Après le premier tour, Barichello comptait déjà sept secondes d’avance sur Alonso, Montoya et Button suivant à quelques longueurs de l’Espagnol. Sur une piste commençant à sécher, Renault avait fait le bon choix de pneus et, après le deuxième tour, Alonso refaisait son retard sur Barrichello qu’il déposait un peu plus loin et contraignait à repartir en neuvième position après un arrêt au stand.
Le pilote ibérique opérait son premier ravitaillement au 12e tour, laissant la tête de la course à Jenson Button, Montoya et Raikkonen prenant alors les 2e et 3e places. Pour le Finlandais, la joie était cependant de courte durée. Victime d’une coupure de moteur, il jetait l’éponge au tour suivant.
La folle remontée de Schumi
Pour sa part, Michael Schumacher effectuait une superbe remontée pour se classer au deuxième rang juste avant son premier passage dans les stands. Après un arrêt pour tous les pilotes de tête, les positions se figeaient pendant quelques tours. Button devançait Alonso, Montoya et Barichello, les quatre hommes se tenant en une poignée de secondes.
A la mi-course, Schumacher pontait lui en 6e position à 22 secondes du leader. Encore devancé par l’étonnant Takuma Sato, le septuple champion du monde multipliait les meilleurs tours en course. Alors que la Minardi de Gianmaria Bruni prenait feu dans les stands (incendie rapidement éteint), les deux Ferrari négociaient au mieux leur deuxième ravitaillement. Rentré avant les autres, Barrichello prenait la tête du Grand Prix au 35e tour, alors que Schumacher dépassait Sato et Montoya à la sortie des stands.
Alors qu’il occupait la troisième place, Alonso partait en tête à queue au 40e tour. Immobilisé dans les graviers, le pilote Renault devait se résoudre à abandonner. Pour les Ferrari, la voie du doublé était alors ouverte, d’autant que Schumacher débordait Button dans la ligne droite du 42e tour. Au même moment, Barrichello effectuait un court arrêt au stand mais ressortait en première place. Les BAR-Honda de Button et Sato conservaient jusqu’au bout leurs 3e et 4e rangs. Juan Pablo Montoya se classait lui en 5e position, juste devant David Coulthard (6e), Antonio Pizzonia (7e) et Giancarlo Fisichella (8e). Jarno Trulli au volant de sa Renault ne finissait que 10e.
Au classement du championnat du monde des pilotes, Schumacher et Barrichello, avec respectivement 136 et 98 points, se détachent irrémédiablement. Button conforte sa 3e place avec 71 unités. Montoya au classement des constructeurs, derrière l’intouchable Ferrari (234 points), BAR-Honda se glisse à la 2e place (94) devant Renault (91). Williams-BMW et Mc-Laren-Mercedes suivent avec respectivement 60 et 52 points.
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