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Favoritisme allégué à la MHC
Les limiers de l?Independent Commission against Corruption (ICAC) sont en possession d?une lettre dans laquelle des allégations de favoritisme sont formulées à l?encontre de la Mauritius Housing Company Ltd (MHC). Les dénonciateurs, qui sont des cadres de cette compagnie, allèguent que certaines personnes y ont été nommées alors qu?elles n?ont pas les qualifications requises. Des liens politiques entre les personnes montrées du doigt sont évoqués dans la correspondance.
A croire les auteurs de la lettre, les critères exigés pour les postes qu?occupent les personnes en question n?auraient pas été respectés. Le poste d?une Office Assistant «assigned on trial basis» est notamment contesté. Celle-ci aurait été, selon certains cadres, agent politique d?un ministre. Et elle serait détentrice de qualifications inférieures à celles qui sont requises pour le poste qu?elle occupe.
Une autre personne dont la mère travaillerait au bureau des travaillistes a, semble-t-il, été nommée Executive Assistant. Elle aurait été recrutée depuis quelque temps mais n?aurait été titularisée à ce poste que début octobre alors qu?elle ne serait pas non plus qualifiée.
Des promotions accordées à des hauts cadres indisposent aussi les «dénonciateurs». Ainsi, un haut cadre se serait vu confier un poste de responsabilité alors que lui non plus ne répondrait pas aux critères demandés. Un nouveau Assistant Manager est aussi ciblé. Ce dernier travaillerait au sein de la compagnie depuis plus de 30 ans mais ne posséderait même pas un School Certificate.
Le Managing Director de la MHC, Rajen Seetohul, admet que certaines des personnes concernées ne possèdent effectivement pas les diplômes requis pour les postes qu?elles occupent. Mais, dit-il, vu leur expérience et leur rigueur au travail, on leur a «assign» de nouvelles responsabilités dans le cadre d?une restructuration globale de la compagnie. Il précise toutefois qu?il n?est pas question de «nomination», même si ces personnes ont eu droit à une révision salariale. «Je ne ferai pas plus de commentaires comme il y a une enquête de l?ICAC sur la question. Nous sommes sereins.»
Un des directeurs du conseil d?administration ? qui défend pourtant la restructuration ?, a, pour sa part, exprimé son désaccord sur le rapport d?un consultant qui a recommandé ces nouvelles mesures. La «légèreté » du rapport aurait, du reste, étonné plus d?un. Les nouveaux postes sont en fait classés en trois catégories. Il y a d?abord ceux qui ont été nommés (comptables, assistants comptables, Sales coordinators, Senior Executive Assistants, Executive Assistants), ceux à qui on a «assign duties» (Deputy Managing Director, Assistant Manager (Sales), Assistant Manager (Projects-Estates), Office Assistant), et ceux qui ont eu de nouvelles responsabilités sur une base d?essai (Office Assistant et Attendant).
Un membre du conseil d?administration précise qu?un avis légal a dû être recherché avant de procéder à cet exercice qu?il qualifie quand même de «périlleux.» Mais l?homme de loi de la compagnie avait toutefois donné, en écrit, son feu vert?
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