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Fatigués de faire demi-tour…

11 mai 2007, 00:00

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Le 10 avril dernier, on s’en souviendra, Gamma Civic, travaillant pour le compte de la Road Development Authority, ferme la route Chamarel-Case-Noyale pour des travaux. Dans un communiqué que l’entrepreneur avait distribué, il expliquait que les travaux allaient prendre fin en trois semaines. Et un officier de la RDA que l’express-ouest avait contacté, expliquait que l’entrepreneur était censé terminer les travaux le 30 avril comme prévu dans le contrat.

Or, les travaux n’étaient pas encore terminés au vendredi 3 mai. Cette situation exaspère les habitants, les enseignants ainsi que quelques commerçants. De plus, ceux-ci pensent qu’il n’y avait aucune raison valable pourfermer cette route.

Gérard Samouilhan, directeur du restaurant Le Chamarel cache à peine son mécontentement. Son restaurant, très réputé dans la région, est d’habitude plein à craquer. Et selon ses dires, c’est uà une époque où il accueille beaucoup de touristes. Or, depuis plus d’un mois, il n’a qu’une trentaine de clients par jour pour un restaurant d’environ 150 couverts. “Mon chiffre d’affaires a baissé de 70%. Les autorités doivent savoir que j’ai des frais . Qui va les payer”? se demande le directeur du restaurant.

Il rappelle qu’il accueille une trentaine de clients grâce à des tours-opérateurs et à des chauffeurs de taxi qui connaissent la réputation du restaurant. Les touristes louant des voitures font demi-tour en voyant la plaque interdisant aux non-résidents d’emprunter cette route. Le propriétaire a protesté dans un premier temps. L’entrepreneur a alors déplacé les panneaux se trouvant à Chamarel juste après son restaurant alors que ceux de Case-Noyale sont toujours au même endroit. Les touristes qui passent dans ce village évitent alors ce chemin qui serpente vers Chamarel. Les résidents ont toutefois accès à la route.

“On dit que les habitants et les commerçants peuvent y avoir accès, mais ma femme qui est d’origine sud-africaine a eu une altercation avec un ouvrier qui lui a interdit de monter chez moi. Elle a du faire un détour. Mon frère a vécu la même pénible expérience”, dit le directeur du restaurant. Il prépare une lettre qu’il enverra aux ministères et aux organismes concernés par les travaux pour savoir qui compensera ses pertes. Il dit ne pas comprendre pourquoi l’entrepreneur n’a pas mis les bouchées doubles pour terminer les travaux à temps, d’autant plus que pendant ces dernières semaines il y a eu un personnel restreint sur le chantier.

Inconvénients</B>

Ingrid Augustine, enseignante à l’école primaire de Chamarel est épuisée quand elle rentre en classe. Elle se lève tôt pour prendre le bus à Quatre-Bornes et elle doit aussi prendre cette route qui incommode tout le monde. “Nous avons été patients. Nous avons l’impression que les travaux ont été suspendus”, dit-elle. Elle parle du stress que ses collègues endurent tous les matins en empruntant cette route. Par ricochet, les enfants sont aussi affectés.

Un officier de la Road Development Authority explique que la route avait bien besoin d’être réparée. Le contrat a été alloué à Gamma Civic. Les travaux devaient effectivement prendre fin le 31 avril, mais le bateau qui apporte le bitume fait du retard.

L’officier de la RDA a rencontré l’entrepreneur. Il est prévu que la route sera asphaltée demain s’il fait beau. Il explique qu’il ne peut pas ouvrir la route pour des raisons de sécurité et parce que les véhicules risquent d’enlever la première couche de revêtement placée sur la route en attendant l’asphaltage. Par ailleurs, le président du district a effectué une visite sur le site le mois dernier. Il montrait du doigt les ouvriers qui avaient jeté des gravats au bord de la route. Un constat sur le site permet de constater que des débris sont effectivement jetés dans la nature endommageant des plantes, sans compter qu’ils gâchent le paysage.

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