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Farine : la Chine et LMLC font cinquante-cinquante
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Farine : la Chine et LMLC font cinquante-cinquante
Nouveau revirement dans l?affaire de l?approvisionnement en farine pour 2008. Après que Les Moulins de la Concorde (LMLC) ont remporté l?appel d?offres pour la fourniture de farine sur le marché local et que la State Trading Corporation (STC) a annulé cet exercice, voilà qu?elle se rétracte.
La STC a décidé, hier, d?allouer 50 % du contrat à LMLC. 50 % équivalant à 47 000 tonnes, si l?on se base sur les chiffres de d?appel d?offres auquel LMLC avait été le seul à participer. Il s?agissait de fournir à la STC 94 000 tonnes de farine. Suite à la décision annoncée hier, la STC achètera 47 000 tonnes de farine à LMLC. Le prix sera celui proposé par la minoterie lors de d?appel d?offres, soit $ 675 (Rs 20 900) la tonne métrique de farine de type A et $ 681 (Rs 21 100) pour la farine de type B.
Un «petit comité ministériel? a annoncé la nouvelle à la direction de LMLC. Michel de Spéville, président de Food & Allied Industries, a également rencontré le Premier ministre hier à ce sujet. Comme le contrat, qui lui a été alloué à 50 %, LMLC affiche une satisfaction à 50 %. « Nous sommes à demi-satisfaits car nous avions remporté l?appel d?offres à 100 %. Mais il est certain que cela nous permet de sortir d?une situation de crise», explique Gérard Boullé, directeur de LMLC. Un sentiment partagé par les quelque 2 000 actionnaires de LMLC.
<B>«Situation de crise»</B>
Ils étaient réunis hier à l?auditorium Octave Wiehé, à Réduit, pour une assemblée générale qui se voulait plus informative qu?autre chose. «Nous leur avons expliqué la situation de crise par laquelle nous sommes passés et nous avons pu leur annoncer que, finalement, nous avions obtenu 50 % du contrat. Cela s?est très bien passé. On ne peut pas dire qu?ils ont été contents de cette nouvelle, mais au moins rassurés», souligne Gérard Boullé.
Répondant à la Private Notice Question (PNQ) le 4 décembre, le ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, avait dit qu?accepter le prix de LMLC équivaudrait à augmenter le prix de la farine de 73 % (avec les subsides gouvernementaux de l?ordre de Rs 400 millions alors que sans les subsides, le prix de la farine augmenterait de 113 %). Une augmentation que le ministre avait jugée «inappropriée». D?où la prise de contact avec la Chine.
La Chine qui, avec cette nouvelle donne, fournira uniquement 50 % du contrat. Depuis que cette décision avait été prise à la mi-novembre, la farine chinoise avait été remise en question à maintes reprises. La semaine dernière, une délégation mauricienne s?est rendue dans ce pays afin d?y effectuer un constat de visu. Les conclusions de la délégation, rentrée hier, sont attendues cette semaine. Nissar Ramtoolah, de la Jummah Mosque, en faisait partie. De même que des fonctionnaires du ministère du Commerce et des officiers de la STC.
<B>«Pour une compétion transparente»</B>
Si, d?ordinaire, LMLC importe son blé d?Australie, de France et des Etats-Unis, cette année, au vu de sécheresse qui prévaut en Australie et de la difficulté de s?y approvisionner, LMLC importera son blé principalement de la France et des Etats-Unis. Une partie de la cargaison est déjà arrivée. «Les 25 000 tonnes de blé que nous avons déjà importées et qui sont stockées dans les silos des moulins nous serviront à honorer notre commande de 2008», explique Gérard Boullé.
Ce partage cinquante-cinquante est déjà arrivé dans le passé. En 2003 et 2004, la compagnie australienne Manildra avait livré à la STC 50 % de la farine et LMLC les 50% restant. Dans un communiqué émis début décembre, LMLC rappelait que «depuis 18 ans, la pratique de négocier l?approvisionnement en farine pour le pays a été abandonnée et remplacée par des appels d?offres internationaux lancés par la STC, assurant ainsi une compétition transparente». Des appels d?offres que LMLC «a régulièrement remportése». Permettant, dit la compagnie, à la STC de réaliser une économie de Rs 708 millions, un résultat «des prix inférieurs cotés par LMLC», ainsi qu?une économie de Rs 1,9 milliard de devises pour le pays.
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