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Expertise étrangère souhaitée pour la lettre dans le cercueil de Nadine Dantier

26 novembre 2007, 00:00

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Le corps de Nadine Dantier a été exhumé samedi, peu avant 7 heures. Le cercueil en métal de cette jeune femme de 20 ans, retrouvée violée et étranglée dans un terrain en friche près de son domicile à Albion, avait été mise en terre le 27 juin 2003 au cimetière de St-Pierre, deux jours après la découverte de son cadavre.

Le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, qui a procédé à l?examen du corps exhumé, nous a déclaré qu?une expertise étrangère du manuscrit extrait du cercueil, serait préférable. En effet, cette lettre de Bruno Tadebois, ancien petit ami de la victime, a été exposée au corps en décomposition et peut être abîmée, explique le médecin légiste. Toute manipulation doit être entourée de précautions extrêmes.

C?est en janvier 2007 qu?une demande d?exhumation est formulée par le parquet. Il s?agissait d?une deuxième demande en ce sens. Jeudi, la Cour suprême donnait son accord et autorisait les limiers de la Major Crime Investigation Team à procéder à l?exhumation. Ces derniers s?y sont attelés samedi, avec l?aide d?éléments du Forensic Science Laboratory. Le cercueil et son contenu ont été transférés à la morgue de l?hôpital Victoria, où le Dr Boolell a procédé à l?examen. Le médecin légiste a lui-même retiré les manuscrits du cercueil. Ces morceaux de papiers seront maintenant analysés et traités pour dégager tout renseignement nécessaire à l?avancement de l?enquête de police.

Me Kannen Colunday, avocat de Bruno Tadebois, assure que son client n?est pas inquiet quant au contenu des documents qu?il aurait glissés dans le cercueil de son ancienne petite-amie. Il a de plus ajouté que le jeune homme souhaite que la tactique de la police d?avancer à tâtons (by trial and error) prenne fin, que l?affaire soit résolue et que cessent les allégations contre lui.

La famille de Nadine Dantier n?a, elle, pas souhaité commenter ce nouveau développement. Se disant «exténuée», Caroline, la mère de Nadine Dantier, a toutefois tenu à remercier la police et le médecin légiste pour leur apport.

Tests ADN en série

Plusieurs pistes ont été, tour à tour, privilégiées par les enquêteurs dans cette affaire toujours pas élucidée. Un peu plus d?un mois après le décès tragique de la jeune femme, un homme était arrêté. Macellin Azie, un maçon qui travaillait à Albion au moment du meurtre, passe aux aveux. Une reconstitution des faits est organisée, après que le suspect eut raconté, en détail, les circonstances de l?agression.

Quelques jours plus tard, l?affaire connaît un nouveau rebondissement quand le suspect revient sur ses aveux et nie tout en bloc. Plus tard, il sera innocenté après que des tests ADN se soient révèlés négatifs. Il n?est pas celui qui a sauvagement agressé et tué Nadine Dantier et est libéré après quatorze mois en prison. L?enquête piétine. Une vingtaine de personnes, dont Jean-Yvon Dantier, beau-père de la victime et Bruno Tadebois, se soumettent eux-aussi à des tests ADN. Tous sont négatifs.

En juillet 2004, un an après la mort de la jeune femme, la famille dépose une demande d?exhumation. La raison : ils veulent connaître le contenu d?une enveloppe glissée à l?intérieur du cercueil par Bruno Tadebois le jour des funérailles. Le jeune homme n?objecte pas. Il affirme qu?il ne s?agit que d?une prière, d?une déclaration d?amour, et d?une photo de lui.

Mais le parquet rejette la demande, une exhumation n?étant habituellement autorisée que pour une autopsie. La deuxième demande a été acceptée, quatre ans après le décès tragique de cette jeune femme.

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