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Exode des infirmiers malgré les ?cadeaux? de l?Etat

27 juillet 2005, 00:00

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Maurice devra bientôt importer des infirmiers de l?Inde. En effet, l?exode de cette profession ? 500 à 600 personnes sont parties ces trois dernières années ? continuera malgré la fleur faite à cette catégorie de travailleurs par le High-Powered Committee.

?Ce n?est pas un retention plan et l?exode des infirmiers se poursuivra,?affirme Cassam Kurreeman, président de la Nurses Union. Francis Supprayen, président d?un autre syndicat d?infirmiers, la Nursing Association, est du même avis. ?C?est une grande déception. J?ai, depuis la publication du rapport, tâté le pouls des infirmiers et infirmières. Je peux vous dire que le rapport du High- Powered Committee n?a pas donné le déclic voulu. Le désir de partir travailler ailleurs est toujours là, car il y a eu un manque de volonté politique et de courage de la part du gouvernement.?

Malgré l?octroi d?une allocation de nuit allant jusqu?à Rs 500, le paiement des heures supplémentaires en temps de cyclone, le boni de présence de Rs 600 par mois, les infirmiers regardent toujours vers les pays industrialisés pour une carrière mieux rémunérée. ?Pour vraiment pouvoir les retenir, il aurait fallu leur proposer des salaires de Rs 15 000, au lieu de Rs 8 000, après leurs trois années de formation d?infirmier. Ces gens entrent dans ce métier avec un HSC en poche. Il aurait aussi fallu leur permettre de poursuivre leurs études pour décrocher un BSc, MSc ou PhD en médecine?, affirme Francis Supprayen.

Ce sentiment est partagé par une poignée d?infirmiers qui sont au courant des propositions du comité. Le gros du personnel, environ 3 000 infirmiers, attend toujours des éclaircissements de ses syndicats avant de se prononcer. ?Un de mes ex-collègues à l?hôpital est parti travailler à Londres. Il revient en vacances ici chaque année, rien qu?avec l?argent qu?on lui paye pour les heures supplémentaires et le travail qu?il fait pour le secteur privé pendant ses jours de congé. Vous croyez que je vais rester ?? se demande un infirmier de l?hôpital Candos, sous le couvert de l?anonymat.

Maurice a perdu environ 700 infirmiers ces trois dernières années, principalement dans des secteurs spécialisés, dont les salles d?opération, le Samu et les salles de réanimation. Le rapport du high-powered committee le reconnaît. Mais il reconnaît aussi qu?il ne peut donner aux infirmiers leur dû en raison de l?effet boomerang que cela causerait dans tout le secteur public.

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