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Etats-Unis : Vague républicaine à la Chambre, résistance démocrate au Sénat
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Etats-Unis : Vague républicaine à la Chambre, résistance démocrate au Sénat
Les électeurs américains ont balayé mardi soir la majorité démocrate à la Chambre des représentants et gonflé les rangs républicains au Sénat, qui devrait rester cependant sous contrôle du parti démocrate.
Deux ans seulement après l''''élection triomphale de Barack Obama, l''angoisse des électeurs face à la crise économique et le mécontentement croissant à l''égard des élites de Washington ont abouti à une déroute électorale pour le président démocrate qui pourrait remettre en cause son calendrier législatif.
Selon les chaînes de télévision, la victoire du Grand Old Party à la Chambre basse du Congrès est désormais une certitude. La projection de MSNBC donne 241 sièges au final pour les républicains, quand la majorité est à 218 élus. Dans l''assemblée sortante, les démocrates comptaient 255 sièges et les républicains 178 (deux autres étaient vacants).Si la projection de MSNBC est avérée, les républicains auront gagné 63 sièges d''une élection à l''autre. Il faut remonter à la vague républicaine de 1994, au milieu du premier mandat de Bill Clinton, pour retrouver trace d''une telle percée: le Grand Old Party avait alors conquis 54 sièges. Au Sénat, en revanche, où un tiers des sièges était en jeu, le parti démocrate conserverait une mince majorité.
N''empêche, la prise de contrôle de la Chambre des représentants par les républicains se traduira par une situation de blocage législatif, une réduction de la marge de manœuvre d''Obama et un durcissement du combat politique sur les questions de la baisse des impôts, de la lutte contre les changements climatiques ou encore de l''immigration.
Les républicains ont déjà présenté un calendrier pour la réduction des dépenses, la baisse du déficit et la remise en cause de certains pans de la réforme du système de santé votée de haute lutte. Face à cela, Obama dispose de son droit de véto.
"Cette moisson de républicains nouvellement élus à la Chambre et au Sénat va considérer que sa mission n''est pas de parvenir à des compromis et des accords avec le président Obama,  mais au contraire de détruire ce qui reste de son programme politique et de défaire la réforme de la santé et des services financiers", prédit Ethan Siegal, analyste du Washington Exchange, une société de conseil en politique publique.
Par ailleurs, le Tea party, mouvement populiste spontané et hétéroclite né d''une vive opposition à Barack Obama, a réussi son entrée au Congrès américain. En effet, deux de ses candidats ont été élus au Sénat : Marco Rubio en Floride tandis et  Rand Paul dans le Kentucky.
Les craintes engendrées par une économie mal en point, un chômage flirtant avec les 10% et le mécontentement face à la politique menée par l''administration Obama auguraient d''une victoire des républicains, qui se confirme aussi dans les scrutins renouvelant 37 gouverneurs.
Porté par une immense vague d''espoir, Barack Obama avait largement remporté la présidentielle en novembre 2008. Les électeurs américains voyaient en lui l''homme capable de sortir les Etats-Unis d''une profonde crise économique, de réduire un taux de chômage demeurant élevé et de combler un déficit budgétaire abyssal. Deux ans plus tard, de nombreux électeurs se sont retournés contre le président, qui devrait tracer les premières perspectives post-électorales lors d''une conférence de presse prévue mercredi.
(Source : Reuters)
 
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