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Etat et sucriers travaillent à un accord global
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Etat et sucriers travaillent à un accord global
Les pourparlers entre l?Etat et les sucriers continuent. Une troisième réunion qui a duré 1 h 20, a été présidée, hier, par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, au bâtiment du Trésor. «Les participants sont tombés d?accord sur un cadre de discussions et il y a eu accord pour que toutes les questions soient résolues dans un ?overall package? dans l?intérêt supérieur de tous les partenaires», souligne un communiqué émis par le bureau du Premier ministre, hier soir.
Cet «overall package», ou accord global, devrait englober les trois principaux sujets à l?agenda des discussions. «Il n?y a pas de choses sur lesquelles on butte mais c?est un accord assez compliqué, ce qui fait que les négociations avancent lentement», explique un sucrier à l?express.
Les trois sujets sont : l?equity, les terres et l?énergie. Le premier se réfère à la participation sous forme d?actionnariat des employés à toutes les activités sucrières, incluant la production de sucre ainsi que des activités annexes telle la production d?énergie.
Par rapport aux terres, le gouvernement et les sucriers cherchent toujours une entente. L?Etat avait fixé parmi les conditions à la demande de fermeture des usines de Mon Loisir, Riche-en-Eau et Mon Trésor, que l?ensemble des sucriers cèdent entre 1 500 et 2 000 arpents de terres pour des projets sociaux.
La production d?énergie vers laquelle se positionnent Belle-Vue, Médine, Savannah et FUEL a aussi figuré à l?agenda de la rencontre. La capacité de production des centrales thermiques de ces quatre sites reste contentieuse.
<B>Facteur temps</B>
«On n?a pas discuté spécifiquement de points. Toutes ces questions vont être étudiées ensemble. Il n?y en aura pas une qui sera isolée des autres», explique Patrick d?Arifat, président de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA). Il intervenait lors d?un point de presse après la rencontre.
La MSPA souligne, elle aussi, qu?une approche globale est préconisée dans le cadre des discussions entre gouvernement et sucriers. «Nous avons décidé ensemble d?un cadre pour la poursuite des discussions dans le but de progresser vers une solution globale aux différentes questions à l?agenda», explique Patrick d?Arifat.
Navin Ramgoolam s?envole demain pour la Chine en visite officielle. Les sucriers espèrent qu?une autre rencontre se tiendra durant la semaine à venir. Aucune date précise n?a cependant été avancée. «Une autre rencontre sera prévue probablement la semaine prochaine», souligne Patrick d?Arifat.
Le facteur temps joue un rôle crucial en ce moment. Le décaissement de fonds attendus de la Commission européenne dépendra de notre performance face à quatre indicateurs : la centralisation, le VRS (Voluntary Retirement Scheme), la formation et l?épierrage. Il était prévu que la Commission européenne commence l?évaluation de ces indicateurs au milieu de cette année (voir tableau). Cet exercice n?a pas encore eu lieu. En effet, la mise en application du VRS ainsi que la formation des employés ne pourra se faire que si la centralisation, c?est-à-dire la fermeture des usines, suit son cours. Questionné par rapport au temps, Patrick d?Arifat souligne l?importance des discussions. «Il y a un certain nombre de retards mais, en même temps, des discussions prennent le temps qu?il faut qu?elles prennent.»
Deux sous-comités ont aussi siégé depuis début juin. L?un se penche sur la question de production énergétique alors que l?autre examine les autres thèmes concernés, dont les terres. Les résultats de leurs rencontres n?ont pas encore été communiqués.
Ont participé à la réunion les ministres Beebeejaun, Sithanen Duval, Kasenally et Boolell. Les sucriers étaient représentés par : Patrick D?Arifat, Jean Li Yuen Fong, directeur de la MSPA Joseph Vaudin Chief executive officer de FUEL-Mon Loisir Jacques d?Unienville, CEO de Mon Trésor -Mon Désert et Jacques Forget, manager de Médine Sugar Estate.
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