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Et un qui font quatre !

10 mai 2005, 00:00

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Habitué à attendre la ou les deux dernières journées du championnat pour décrocher son titre de champion de France, l?Olympique Lyonnais aura fait plus vite que d?habitude. Un sacre obtenu à trois encablures de la fin du championnat : on n?avait plus vu cela depuis le Nantes de 1977.

A croire que les joueurs du président Aulas étaient pressés d?effacer de leurs mémoires l?échec en quarts de finale de Ligue des Champions face au PSV Eindhoven. Avec ce quatrième titre consécutif, les Lyonnais rejoignent également dans la légende Saint-Etienne et Marseille, seuls clubs à avoir réalisé cette série auparavant. Et pourtant, à l?heure de célébrer cet exploit hors norme, le retentissement de ce sacre n?a pas forcément l?étendue qui lui est due.

D?une part, parce que cela faisait déjà belle lurette que ce trophée était attendu, tant les Lyonnais ont survolé le championnat mais aussi parce que cela fait désormais quatre ans que les Rhodaniens règnent en maîtres sur le football français.

Après tout, les hommes de Le Guen n?ont fait que confirmer ce que l?on constate depuis quelques années : Lyon est bien le meilleur club français de sa génération. La routine donc. Mais une routine avec les formes.

Car si l?OL est la meilleure équipe française, elle est aussi celle qui propose le jeu le plus séduisant. Car gagner, c?est bien mais gagner en jouant, c?est encore mieux. Les mauvaises langues diront que vu la concurrence sur le plan national, le challenge n?était pas difficile. Mais le mérite en revient à deux hommes, le président Aulas et l?entraîneur Paul Le Guen.

Le premier a su faire la part des choses en maintenant la stabilité et en laissant entièrement le contrôle du domaine sportif aux personnes compétentes. Le second aura pour sa part su construire une équipe terriblement solide, en plus de prôner l?offensive, avec du talent aux quatre coins du terrain, malgré un effectif relativement jeune.

Il serait d?ailleurs injuste de ne ressortir du lot qu?un seul nom tant le collectif est la marque de fabrique du jeu lyonnais. Le plus beau symbole de la sérénité dégagée par la formation rhodanienne, c?est l?adaptation extrêmement rapide des recrues, Cris, Abidal, Frau, Nilmar dans ce système. Le moule est si parfaitement huilé que les hommes paraissent presque interchangeables. Seul le Brésilien Giovane Elber n?aura pas trouvé ses marques. Un épisode qui aurait pu déboussoler n?importe quel club, sur la Canebière ou en région parisienne par exemple, mais pas les Gones.

En tête du championnat, seul, au soir de la 11e journée, les Lyonnais n?ont plus quitté les commandes depuis. Il y a bien eu Lille, qui a infligé la première défaite aux Lyonnais lors de la 22e journée (2-1).

Mais fatigués par leur différents exploits en Intertoto ou en Coupe de l?UEFA, les hommes de Claude Puel auront plié, alors que Monaco, Marseille ou le PSG se sont auto-détruits.

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