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Et si on parlait programme

30 avril 2005, 20:00

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Les deux alliances gardent jalousement le secret autour de leur programme électoral respectif. Le bloc MSM-MMM se fonde surtout sur sa winning formula pour convaincre l?électorat de le reconduire au pouvoir. Nous découvrirons demain ce qu?elle vaut. L?Alliance sociale promet, elle, que son programme marquera un changement radical par rapport à l?approche du gouvernement en place.

Si une solution de rechange existe, l?Alliance sociale nous démontrera comment elle compte la mettre en ?uvre. Mais impossible de juger sur pièce.

Les deux camps ont leur stratégie de communication. Ils veulent qu?on parle de leurs programmes quand ils le voudront bien. Au moment des présentations officielles. Nous ne suivons pas leur timing. Nous avons demandé à des professionnels et observateurs de divers horizons de définir les grandes orientations et les mesures que le prochain gouvernement devra prendre. Ils disent aux partis quoi faire !

Il y a du travail. Tous nos interlocuteurs le confirment. Aucun ne croit que l?action du gouvernement actuel suffit à assurer au pays un développement économique et social durable. Il y a les blasés comme Tim Taylor, le Chief Executive du Groupe Rogers qui n?attendent pas grand-chose du prochain gouvernement. Puis il y a les optimistes, comme Carlo de Souza, ancien recteur du Collège St-Mary?s qui donne une flopée de recommandations pour le prochain gouvernement.

La maladie de l?attentisme aigu

Tous nos interlocuteurs partagent également le même diagnostic : les gouvernements successifs ont tous contracté la maladie de l?attentisme aigu. On construit des écoles sans changer la manière d?enseigner. On parle de démocratie, mais on ne fait pas assumer aux élus la responsabilité de leurs actes. On construit des hôpitaux qui n?arrivent pas à offrir les soins à ceux qui en ont le plus besoin. On veut placer Maurice dans une nouvelle phase de développement économique mais on refuse de pratiquer l?ouverture.

Ceux qui nous ont répondu abordent tantôt la philosophie générale qui doit guider l?action du prochain gouvernement. Et tantôt les mesures concrètent qui doivent être prises dans l?économie, la santé ou pour octroyer davantage de prérogatives démocratiques au citoyen. Aux politiques, maintenant, de traduire ces idées dans leurs programmes et... en actes.

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