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Et si?
Notre télé restait éteinte cette semaine ? Et si nous faisions autre chose que d?ingurgiter des masses d?images ? Et si nous n?attendions pas un cyclone pour écouter davantage les radios ? Que raterions-nous ?
Un épisode de Charmed qui repasserait deux semaines de suite sur la première chaîne de la télévision nationale ? Ou un épisode trop impatient de 24 heures chrono diffusé avec quelques semaines d?avance toujours sur la MBC ? Une semaine sans télévision, c?est une semaine sans les violences du monde. Un monde de plus en plus hostile qui ne s?arrête pas devant les caméras de télévision. Mais qui laissent le temps à des imbéciles de kidnapper des journalistes en fonction.
Une semaine sans télé reposerait nos yeux de ce trop-plein d?images de violence. Plus d?images d?un Irak qui n?arrive pas à se reconstruire alors que de l?autre côté de l?Atlantique, le président George W. Bush, instigateur de cette guerre sans-fin, dépense des millions de dollars pour sa campagne de communication. Entre la mine réjouie d?un George W. Bush souriant et les mines désespérées de familles irakiennes vivant constamment dans l?incertitude, nous ne choisirons pas. Nous éteindrons notre poste de télévision.
Cette réflexion est aussi pessimiste que le noir de notre écran. Certes, il existe mille activités en dehors de la télévision. Mais cela fait trop longtemps que notre cerveau a subi un lavage télévisuel. Nous ne pourrons résister une longue semaine durant à l?appel de cette drogue, pauvre faible que nous sommes. Et hop, notre série préférée qui commence ou encore ce film que nous voulons tellement revoir? la télévision est comme la maison en sucre de Hansel et de Gretel. Nous ne pouvons lui résister longtemps.
Entre nous, en avons-nous vraiment envie ?
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