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Enfants non scolarisés : Proportions inquiétantes
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Enfants non scolarisés : Proportions inquiétantes
Feu Nouveau, un mouvement regroupant une vingtaine de dames de la cité EDC de Rose-Belle et une cinquantaine des Forces Vives, tirent la sonnette d?alarme sur le nombre d?enfants, âgés entre 8 et 12 ans, qui ne sont scolarisés pour des raisons qui sont liées à la pauvreté et aussi par un manque de volonté de la part des parents. Selon les chiffres compilés par leurs soins, ils seraient une trentaine. Le mouvement n?est pas indifférent à ce problème qui pourrait avoir de graves répercussions sur la vie de ces enfants.
Marie-Ange Brutus, la présidente, aidée des membres, organise une rencontre chaque quinzaine à l?intention de ces enfants chez Marie-Louise Arlanda pour les aider à apprendre à lire et écrire au moyen de dessins et d?autres techniques pédagogiques.
Selon les animateurs et les animatrices de ces deux mouvements, ce problème de non scolarisation a commencé à prendre des proportions inquiétantes depuis la fermeture de l?école primaire Jomadhar l?année dernière. Avec le transfert des élèves des différentes institutions primaires de la région de Rose-Belle, des parents ont choisi délibérément de ne pas envoyer leur enfants à l?école.
Marie-Noëlle Momus un des membres de Feu Nouveau va régulièrement à la rencontre de ces enfants non scolarisés dans le quartier. Elle cite le cas de ce couple dont les enfants, âgés de 4 à 12 ans, ne fréquentent aucune institution scolaire. ?Une fois, j?ai rencontré deux gamins tout près du marché de Rose-Belle. Ils ramassaient des légumes avariés pour les emmener à la maison. Lorsque j?ai interrogé leurs parents, ils m?ont dit qu?ils n?ont pas les moyens de les envoyer à l?école?.
En sus de ce problème de non scolarisation, l?absence de local comme lieu de rencontres est un autre handicap majeur pour ces habitants. ?Faute d?un lieu de rencontre ici, nous sommes obligés de les réunir là où une habitante nous cède volontairement une place?, explique la présidente.
Point de non-retour
Leur démarche depuis de nombreuses années auprès des députés de leurs circonscriptions pour qu?ils puissent occuper légalement une vieille maison vide qui se trouve non loin celles des animateurs et animatrices de Feu Nouveau et des forces vives. ?Nous fine même proposé pou qui répare bâtiment là et réaménage so la cour avec ban contribution dimounes. Mais jusqu?à zordi narien pas pé tendé?, lance Alain Momus, furieux.
Selon les membres de ces deux associations, le Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) qui a un projet d?alphabétisation pour les enfants éprouve également des difficultés pour trouver un endroit où démarrer son projet.
Patricia Laverdure la plus âgée de ?Feu Nouveau?, n?a pas sa langue dans sa poche : elle exprime sa tristesse que les députés ne les aident pas à trouver un endroit pour leurs réunions. Elle déplore que ?rien n?a été fait dans la cité de Rose-Belle depuis les dernières élections générales comme l?avaient promis les élus pour améliorer la qualité de vie. Ban grands dimounes, ban jeunes et ban zenfants péna aukène activités ici,? lance-t-elle, amère.
En l?absence d?aménités essentielles, Rooksana Baptiste, de Feu Nouveau, regrette que son association et les Forces vives du village, ne peuvent bénéficier du soutien total des travailleurs sociaux d?autres régions qui veulent aider à la formation des animateurs et à faire avancer des projets. ?On ne comprend toujours pas pourquoi on prive les gens de bonne volonté des facilités qui existent déjà?.
Le comportement de certaines personnes, venant d?autres régions avoisinantes, adeptes du tapage nocturne, est également sujet de préoccupation pour ces mères de famille.
?Ou tanne tout qualité lotos rentré sorti n?importe qui l?heure dans la nuit?, explique Noëlline Makair .
Les habitantes demandent aux autorités policières d?effectuer des patrouilles régulières dans la soirée surtout, avant que la situation atteigne le point de non retour.
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