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Endettement : les banques au chevet des entreprises

11 février 2004, 20:00

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Nouveau souffle pour le textile. Le secteur passe par des moments difficiles. L?endettement des entreprises est souvent un frein à l?investissement.

Comment aider les compagnies viables mais sujettes à des difficultés financières à s?en sortir ?

Le Corporate Debt Restructuring Programme Committee (CDRC) est peut-être une solution pour ces entreprises. L?objectif de cet organisme présidé par le Managing Director de la Banque de Maurice, Anil Gujadhur, aura comme objectif de soutenir financièrement ces entreprises.

Le CDRC est une émanation du Textile Emergency Support Team (TEST). En juillet 2003, un audit industriel avait permis d?établir qu?en dépit de leurs faiblesses, certaines entreprises peuvent être solvables.

Le CDRC apporte le soutien financier nécessaire au développement des entreprises. ?Nous voulons proposer des solutions à long terme aux entreprises qui ont certes des difficultés financières, mais qui peuvent devenir rentables dans le futur?, affirme Anil Gujadhur.

La Banque de Maurice agira comme un arbitre entre les banques commerciales et les entre-prises. Des experts étrangers apporteront leur aide pour ce programme. Les pays comme l?Inde, la Malaisie et Singapour appliquent déjà ce remède avec succès. Les entreprises qui désirent bénéficier du plan du CDRC devront soumettre un business plan au nouvel organisme. Banquiers et consultants étudieront leur projet pour juger de leur solvabilité et rentabilité.

Si leurs dossiers sont acceptés, ces entreprises bénéficieront du soutien des banques commerciales. Elles auront d?abord droit à un rééchelonnement à plus long terme de leurs dettes. A l?heure actuelle, de nombreuses entreprises textiles ne peuvent investir dans l?achat de nouvelles machines en raison des délais de remboursement trop courts.

Les dettes des compagnies textiles auprès des banques pourront également être converties en fonds propres. Elles pourront bénéficier des facilités de crédit si le besoin se fait sentir.

Le président du TEST, Raj Makoond a estimé qu?il est temps de trouver une solution aux problèmes financiers de ces entreprises. ?Certaines d?entre elles peuvent devenir compétitives. Mal- heureusement, elles ne peuvent pas se développer en raison des problèmes financiers?.

Le but est d?adopter une vision à plus long terme et de développer une stratégie pour assurer la survie des entreprises existantes.

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