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End of the road !
Toutes les belles choses ont une fin. Et ce qui devait arriver arriva ! Manchester United a mis un terme hier soir à la longue série d?invincibilité d?Arsenal en dominant les Gunners 2-0 à Old Trafford.
Champion d?Angleterre en titre et favori pour une nouvelle consécration en fin de saison, le club londonien restait sur 49 matches de championnat sans défaite, un record qui ne sera pas battu de sitôt. Les Diables rouges sont effet les premiers à battre Arsenal en championnat depuis Leeds United le 4 mai 2003, il y a de cela dix-sept mois.
C?est par ailleurs la première défaite d?Arsenal en 22 sorties, toutes compétitions confondues, la dernière en date ayant été concédée contre Chelsea à Highbury, 2-1, en quarts de finale de la Ligue des champions.
Le match s?est joué en seconde période. Ruud van Nistelrooy, sur penalty, a d?abord ouvert le score à l?aube du dernier quart d?heure avant que Wayne Rooney ne double la mise dans le temps additionnel, contre le cours du jeu il est vrai. A ce moment précis du match, d?ailleurs, la possession du ballon était de 86-14 en faveur des protégés d?Arsène Wenger.
L?ancien attaquant vedette d?Everton, à vrai dire, a été le principal artisan de la victoire des Mancuniens hier. En sus d?avoir définitivement mis les siens à l?abri alors qu?Arsenal menaçait d?égaliser, c?est lui qui, par ailleurs, a été à l?origine du premier but, ayant merveilleusement bien simulé une faute sur un tâcle de Sol Campbell. Un penalty controversé, généreusement accordé par un Mike Riley complètement dépassé par les événements, et qui a, de toute évidence, changé le cours du match.
Ce véritable choc des titans, considéré par de nombreux spécialistes comme un tournant dans la saison, s?est joué sous une pluie battante devant près de 68 000 spectateurs, une affluence des grands soirs qui en dit long sur la rivalité qui s?accentue de saison en saison entre les deux équipes.
L?enjeu était franchement énorme hier à Old Trafford. Si Arsenal espérait à l?occasion étendre son record d?invincibilité à 50 matches, un chiffre symbolique qui aurait conféré à son parcours déjà exceptionnel des allures pour le moins mythiques, Manchester United était, pour sa part, dans l?obligation de gagner, sous peine de se voir relégué à quinze points des Gunners. Après dix journées, cela aurait certainement fait désordre dans la maisonnée que convoite désormais le gourmand corbeau américain Malcom Glazer.
L?enjeu était du reste tellement énorme qu?il a même fini par tuer le jeu. Car, qu?on se le dise, avant que ce diable de Wayne Rooney ne se décide, à un quart d?heure de la fin, à montrer son talent pour le ballet au-dessus des jambes du pauvre Campbell, les spectateurs n?avaient pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.
L?histoire retiendra également que c?est Ruud van Nistelrooy, celui-là même qui avait trouvé la barre sur penalty lors du triste 0-0 de la saison dernière, qui a délivré les siens. Une belle revanche pour le Hollandais, très critiqué depuis quelques semaines pour ses piètres performances.
Quant à Wayne Rooney, auteur d?un triplé pour ses débuts sous le maillot mancunien contre Fenerbache en Ligue des champions, il a dignement fêté ses 19 printemps en inscrivant un but à montrer dans les écoles de football. C?est ce même Rooney qui, en octobre 2002, avait déjà mis un terme à une série de 30 matches sans défaite pour Arsenal, en inscrivant un but pour Everton, victorieux des Gunners 2-1 ce jour-là.
Malgré sa défaite d?hier, le club londonien reste aux commandes de la Premier League, comptabilisant désormais 25 points pour dix matches, deux de mieux que Chelsea, net vainqueur de Blackburn 4-0 samedi. Manchester United profite de sa victoire pour revenir aux affaires, pointant désormais à la 5e place, à huit points des Gunners.
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