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En un an 18 741 personnes ont perdu leur emploi dans le textile
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En un an 18 741 personnes ont perdu leur emploi dans le textile
Les difficultés de la zone franche préoccupent l?opposition. La première Private Notice Question (PNQ) de la rentrée parlementaire du leader de l?opposition, Navin Ramgoolam, a permis de révéler que 18 741 employés du textile-habillement ont été licenciés entre juillet 2003 et juin 2004. Toutefois, pendant cette même période, 5 229 emplois ont été créés, ramenant les pertes nettes d?emplois dans ce secteur à 13 512 personnes.
Le ministre Sangeet Fowdar a eu la difficile tâche de répondre à cette PNQ. Elle était initialement adressée à Pravind Jugnauth, qui l?a transmise au ministère de tutelle, l?Industrie. Sangeet Fowdar y assure l?intérim, Sushil Khushiram étant à l?étranger.
Il a, tout au long de la réponse, affirmé que le climat est loin d?être pessimiste. Le gouvernement, a-t-il souligné, a pris plusieurs mesures pour aider l?industrie textile.
Sangeet Fowdar a indiqué que le taux de croissance du secteur textile prévu pour cette année est de ?1 %. Pendant les deux dernières années, 2002 et 2003, le taux de croissance était de ?6 %. Répondant à une question supplémentaire de Navin Ramgoolam sur cette prévision négative en 2004, le ministre a soutenu que le contexte international ne se prête pas à une meilleure situation.
Navin Ramgoolam a insisté auprès du ministre pour obtenir les chiffres des pertes d?emplois du premier et du second trimestre de 2004. La non-disponibilité de ces chiffres a déclenché les premières hostilités au sein de l?hémicycle. Le leader de l?opposition a insisté. Paul Bérenger est alors intervenu pour dire que si le chiffre est disponible dans des documents officiels, une telle réponse n?est pas obligatoire. Il a demandé au speaker de trancher.
Ce dernier s?est montré prudent. Comme il n?a pu attester que ces chiffres ont été publiés dans un document officiel, il n?a pas pris position. Entre-temps, le brouhaha s?est poursuivi.
L?opposition a mis le feu aux poudres quand elle a évoqué les déclarations du gouvernement sur la dérogation obtenue sous le third country fabric. Navin Ramgoolam a soutenu que cette dérogation n?est pas acquise car elle doit recevoir l?aval des Chambres des représentants américains et du Sénat avant d?être approuvée. Le gouvernement a donc ?mislead? la population sur cette question.
Une question de formalité
Or, pour Sangeet Fowdar, ce n?est qu?une question de formalité. Il s?est dit confiant que le Sénat allait approuver le projet de loi relatif à cette dérogation, le Micellaneous Tarif Bill, le 16 novembre, après les élections présidentielles aux Etats-Unis.
Face à la menace de pertes d?emplois qui pèse sur la zone franche, le leader de l?opposition suggère qu?un hardship committee et un redundancy fund soient créés pour les licenciés de ce secteur. Le ministre a alors soutenu que le gouvernement fait de son mieux pour aider cette industrie.
La séance a de nouveau été animée avec l?intervention du député travailliste Arvin Boolell qui souhaite un re-engineering des incitations qu?offre le gouvernement à ce secteur. Le ministre Fowdar a rappelé qu?il a déjà énuméré dans sa réponse les mesures prises.
Il a, en effet, cité huit mesures initiées par le gouvernement : la Textile Emergency Support Team, le Corporate Debt Restructuring Committee, le National Equity Fund, le Textile Modernisation Fund, le Working Capital Finance Scheme, l?Incentive package to promote clustering, le special restructuring scheme pour les travailleurs âgés de plus de 40 ans, et la création d?Enterprise Mauritius pour offrir un cadre institutionnel au secteur.
Mais le député du PMXD, Xavier-Luc Duval, a été très sévère vis-à-vis du gouvernement sur l?Equity Fund. ll allègue que ?not a single cent? de ce fonds d?un milliard de roupies n?a été alloué à la zone franche.
Il a trouvé que, sur 500 entreprises de la zone franche, très peu ont recours à la Textile Emergency Support Team. Il a avancé le chiffre de douze entreprises. Or, Sangeet Fowdar soutient que 53 d?entre elles ont bénéficié de ce programme. Cette remarque de Xavier-Luc Duval, sur le nombre d?entreprises qui ont porté un intérêt à ce projet, n?a pas plu au chef du gouvernement. ?How stupid !? a-t-il lancé.
La pertinence des job fairs pour le reclassement des licenciés a également été évoquée par Navin Ramgoolam et Madun Dulloo. Navin Ramgoolam estime que beaucoup de foires sont organisées, mais que leurs retombées ne sont pas si positives. C?est même une perte de temps. Ce que conteste vivement la majorité parlementaire.
Le ministre Fowdar a ajouté qu?il existe 5 000 postes vacants dans le secteur textile. De plus, pour la période allant de juillet 2002 à juin 2003, 3 378 emplois ont été créés alors qu?il y a eu 9 861 pertes d?emplois.
Les anicroches ont ainsi marqué cette tranche de la PNQ. Tant et si bien que le speaker, excédé, a lancé :?Enough, is enough. No cross-talking anymore please.?
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