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En marge du procès : la BBC décrit les Mauriciens comme des êtres insensibles
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En marge du procès : la BBC décrit les Mauriciens comme des êtres insensibles
 <BR><STRONG>Il fallait s’y attendre ! La presse irlandaise n’est pas tendre dans son compte-rendu du procès de l’affaire Michaela Harte. L’envoyée spéciale de la BBC brosse un portrait très négatif des Mauriciens. Pour elle, ils ne sont intéressés que par l’argent des touristes européens et ne veulent pas que les deux présumés assassins soient trouvés coupables. Rien que ça !<BR></STRONG> <BR>Le chauvinisme semble l’emporter sur les faits. Une journaliste de la British Broadcasting Corporation (BBC) dépêchée dans l’île pour couvrir ces jours-ci le procès des assassins présumés de leur compatriote Michaela Harte aux assises dresse un portrait peu flatteur des Mauriciens.<BR> <BR>Dans un article publié sur <A href="http://www.bbc.co.uk/news/uk-northern-ireland-18225404" target=_blank>le site internet de la vénérable institution </A>ce dimanche 27 mai 2012, les Mauriciens sont présentés comme des êtres insensibles et qui n’ont qu’une idée en tête : attirer autant que possible les touristes européens.<BR> <BR>Après avoir démarré son article sur un reportage au Caudan Waterfront où elle a sondé des croisiéristes - qui ignorent tout de l’affaire - sur ce qu’ils pensent du procès, la journaliste Natasha Sayee a tâté le pouls des Mauriciens. En premier lieu, les chauffeurs de taxi, puis les barmen et les vendeurs de magasins qui lui ont fait part de leur choc face à ce crime commis en janvier 2010.<BR> <BR>Devant la cour suprême, dit-elle, les passants disent leur incompréhension. Mais tous, souligne-t-elle, l’invitent à <EM>« enjoy this paradise island » </EM>et de <EM>« tell people to come visit Mauritius, come visit Mauritius »</EM>. Pour l’envoyée spéciale, c’est clair : le tourisme est un secteur important pour l’économie locale et les Mauriciens n’épargnent aucun pour attirer des touristes pleins aux as - <EM>« just as the McAreaveys » </EM>- pour passer au moins deux semaines dans l’île.<BR> <BR>Natasha Sayee enfonce le clou : les Mauriciens veulent que justice soit faite, mais néanmoins que les deux meurtriers présumés ne soient pas jugés coupables. <EM>« Yet, scratch beneath the surface, beneath the apologies and the pleasantries, and their hope is that if justice is done, it will not be on a Mauritian head »</EM>, insiste-t-elle. Elle s’appuie sur le fait que lors du procès, mention a été faite que des résidents du Legends, où le crime a été commis, ont quitté l’hôtel la nuit du crime. Elle y ajoute une dose de rumeur en indiquant que les Mauriciens croient que ce sont des Irlandais qui ont fait le coup et se sont enfuis...<BR> <BR>Natasha Sayee affirme même que l’accusé Sandip Moonea a des <EM>« supporters »</EM> qui lui lancent des messages d’encouragement des fenêtres de leurs bureaux et des terrasses quand il est emmené en cour suprême. Ceux qui connaissent les abords de la plus haute instance judiciaire du pays savent que les accusés ne traversent aucun bureau, ni de terrasse, pour se rendre dans la salle d’audience...<BR> <BR>La journaliste de la BBC marque cependant un point : il y a un manque de dignité manifeste de la part de la bande d’étudiants en droit qui rient à gorges déployées vis-à-vis des proches de Michaela Harte et de John McAreavey venus assister au procès. Le malaise de ceux-ci a été décrit de long en large dans la presse irlandaise depuis le vendredi 25 mai 2012.<BR> <BR>Pour Natasha Sayee, ces futurs membres du barreau <EM>« idolâtrent »</EM> l’avocat Sanjeev Teeluckdharry et son collège Ravi Rutnah quelque peu <EM>« extroverti »</EM>. En face, déplore-t-elle, il y a le jeune Mehdi Manrakhan <EM>« qui a fait ses études à l’University College Dublin »</EM> qui ne fait pas vraiment le poids...<BR> <BR>Natasha Sayee critique également le déroulement du procès. Elle estime qu’au train où vont les choses, l’affaire se sera pas conclue en deux semaines vu que <EM>« we are only a quarter of the way through »</EM>.<BR> <BR>Les autres titres de la presse irlandaise s’indignent aussi du fait que des rires fusent dans la salle d’audience. Et surtout de l’intérêt que porte la défense sur les rapports sexuels entre John McAreavey et de Michaela Harte. Outre Me Rama Valayden, les avocats Teeluckdhary et Rutna voulaient savoir si les deux s’engageaient dans des rapports sadomasochistes. Le fait étant que leurs clients nient leur implication dans le meurtre de Michaela Harte et que John McAreavey avait initialement été traité comme un suspect par la police.<BR> <BR>
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