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Elle affirme s?être défendue avec du liquide vaisselle
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Elle affirme s?être défendue avec du liquide vaisselle
«Je n?avais que du liquide vaisselle sous la main.» Ces mots sont ceux de Preemawtee Sultani, accusée d?avoir lancé un liquide nocif au visage d?un policier, le 11 février. Lui allègue qu?ils étaient amants et que ce lundi-là, elle était hystérique et l?a agressé. Or, la femme rétorque que c?est lui qui l?a agressée. Elle n?a fait que se défendre, en se servant de ce qu?elle avait sous la main, soit du liquide vaisselle.
Vendredi, le 15 février, Preemawtee Sultani, ou Asha, a retrouvé la liberté. Son père a fourni la caution pour sa libération, un montant de Rs 15 000, qu?elle n?a pu donner au lendemain de son incarcération. Elle confie que depuis cette agression survenue à son domicile à Forest-Side, son époux ne veut plus lui adresser la parole, et a de ce fait refusé de lui fournir l?argent pour payer sa caution. Elle explique, les larmes aux yeux, que c?est son «vieux père» qui a dû prendre sur lui. Preemawtee est mère d?une jeune fille de 18 ans.
Revenant sur l?agression, elle affirme qu?Indradev Sobhee, le policier, l?aurait attaquée. Elle se trouvait dans son appartement, au premier étage. Selon ses dires, un jeune homme se trouvait dans l?appartement avec elle. Elle ne souhaite toutefois pas que cet ami soit mêlé à cette affaire, préférant assumer tout. Elle explique qu?Indradev Sobhee aurait d?abord tenté d?entrer par la porte.
Le voyant à travers le judas, elle préfère ne pas le laisser entrer. Elle allègue qu?il était saoul et qu?il l?injuriait. Elle aurait ensuite appelé son époux, mais celui-ci était au travail et n?a pu lui parler. Toujours selon Preemawtee Sultani, le policier aurait alors décidé d?entrer par une des fenêtres de l?appartement. Il aurait grimpé en se tenant par la gouttière, puis à un auvent avant d?atteindre une fenêtre ouverte.
«Il a continué à m?insulter une fois dans l?appartement», poursuit Preemawtee Sultani. Elle allègue que le policier, une fois dans l?appartement, aurait ouvert les fenêtres et aurait été verbalement violent envers elle. Elle continue en expliquant qu?il aurait affirmé ne pas avoir d?argent pour se payer les services d?un avocat. En effet, Indradev Sobhee est poursuivi par la justice pour l?agression de Preemawtee Sultani, en août 2005. Lui réfute être l?auteur de cette agression. Elle affirme que ce soir-là, il l?a tabassée jusqu'à ce qu?elle perde connaissance. Cette affaire, toujours en cour, devait être entendue le 13 février, deux jours après l?agression.
«Il s?est mis à me frapper violemment» relate Preemawtee, à propos du 11 février. Elle raconte qu?Indradev Sobhee la frappait sur tout le corps. Elle porte un bleu au front. Elle tentait de s?enfuir pour ne pas être tuée. Il l?aurait toutefois rattrapée dans la cuisine. C?est là qu?elle aurait pris du «liquide vaisselle» et l?aurait aspergé. L?autre jeune homme qui se trouvait dans l?appartement ne serait intervenu à aucun moment. Suite à l?agression, elle a été interpellée puis arrêtée par la police. Le policier allègue qu?ils avaient une relation intime, et qu?elle a gardé ranc?ur quand elle a pris fin.
«La seule relation que nous avions était de patron à employé», répond Preemawtee Sultani. Elle assure qu?Indradev Sobhee n?était pas son amant, juste son employé. Le jeune homme a travaillé pour son entreprise de restauration en 2000 et 2001. Elle aurait mis fin à son contrat parce qu?il avait été pris plusieurs fois en train de boire au travail. Elle pense qu?il lui en veut pour cela, et c?est la raison pour laquelle il l?aurait tabassée en 2005 et le 11 février.
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