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Electricité : le privé et l?Etat d?accord sur les experts
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Electricité : le privé et l?Etat d?accord sur les experts
Un accord est finalement intervenu entre la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) et le gouvernement sur le dossier énergétique. Il porte sur les attributions d?experts internationaux qui joueront à l?arbitre entre les Independent Power Producers (IPP) et le gouvernement quant à la production d?électricité par le privé. Cette électricité est vendue au Central Electricity Board (CEB).
Gilbert Espitalier Noël et Jean Li, respectivement président et directeur de la MSPA, ont mis, avec Abu Kasenally, ministre des Services publics, la dernière main à la définition de ces attributions. Un porte-parole du gouvernement a déclaré : «Nous espérons que les choses vont s?accélérer. Il y a eu six mois de négociations pour arriver à trouver une entente quant aux attributions de l?équipe de consultants et nous sommes confiants que maintenant, le climat étant plus sain, nous sommes dans la bonne direction.»
Quant à Jean Li, il s?est dit d?avis que «c?est une première étape importante qui a été franchie. Il y a eu de longs échanges où différents points ont été exprimés durant ces mois derniers. Il fallait trouver un consensus et cela a été fait à la satisfaction des deux parties. Il n?est pas question de résistance des uns et des autres, comme on veut le faire croire».
Cet accord a surtout été souhaité par le gouvernement qui jugeait «excessif» tant les prix payés par le CEB aux producteurs privés que les clauses des contrats liant cet organisme à ces derniers. «Vous savez qu?il y avait au départ une impasse car nous arguions que les contrats étaient en bonne et due forme. Finalement, nous avons joué le jeu en acceptant que, dans la transparence, il y ait une équipe pour évaluer si les risques sont partagés équitablement entre les IPP et le CEB», précise Jean Li.
La décision de recourir à des experts internationaux a été prise en décembre dernier. Ils seront choisis par les deux parties. L?étude, rappelle Jean Li, sera financée conjointement par la MSPA et le gouvernement. Ces consultants disposeront de trois mois pour compléter l?examen des profits, des montages financiers, et des comptes des centrales thermiques. «Il ne s?agit pas seulement de voir si les contrats comporte des clauses qui ne sont pas à notre avantage, mais il s?agit de voir la question dans toute sa globalité. C?est pour cela que nous voulons tout décrypter à travers ces experts», soutient une source proche de l?hôtel du gouvernement. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait fait une sortie contre les centrales thermiques l?an dernier, lors d?un congrès de son parti. Il s?étonnait de la profitabilité de ces compagnies, qu?il jugeait importante.
Une source au ministère des Services publics indique que trois experts pourraient être sollicités : l?un en contrats, un autre en expertise financière, et le troisième en technique de gestion. Pour cette même source, la Banque mondiale (BM) a quelque peu divisé les deux parties. Le privé, dit-elle, avait souhaité qu?au moins un des experts soit de cette institution. Ce que conteste toutefois Jean li : «Nous ne sommes même pas arrivés à cela.» Mais le gouvernement était d?avis que les contrats initiaux avaient déjà obtenu l?avis de la BM.
Pour le gouvernement, les risques évoqués par les centrales thermiques ne tiennent pas. «Nous leur payons une capacity charge sur leur investissement réel. S?ils ont investi un million, le CEB leur retourne cet investissement sur 20 ans. Ils produisent l?électricité et le CEB les paie. Quels risques prennent-ils ? Ils arguent que ce sont surtout les risques opérationnels qu?ils encourent», soutient une source gouvernementale.
Actuellement, les centrales thermiques de Belle-Vue, Fuel, Savannah et Deep-River-Beau-Champ, produisent 60 % de l?électricité du pays. Le reste est fourni par le CEB.
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