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Eden Mauritius : l’atout vert
Eden Mauritius, Integrated resorts scheme (IRS) à Anse-Jonchée, dans le sud-est, mise sur la nature. Il bénéficie de l’investissement de l’industriel mauricien, Jean-Raymond Boulle qui a créé Anse-Jonchée Development Company Limited.
Eden Mauritius veut cultiver la différence. Le projet de villas de luxe ne devrait pas s’articuler autour d’un parcours de golf de 18 trous, comme on en voit ailleurs, mais faire la part belle à l’éco-tourisme et à la nature. “Je crois fermement en l’avenir du tourisme à Maurice, indique Jean-Raymond Boulle, et le fait d’investir dans ce domaine est la preuve d’une confiance en l’avenir de Maurice. Nous voulons lancer un projet IRS de qualité et différent de ce qui se fait et orienté vers la faune, la flore, bref, l’écologie.”
Vallonné, avec une vue imprenable sur le lagon du Sud-Est, le site (qui s’étend sur l’ancien Domaine du Chasseur) abrite d’ailleurs des espèces uniques : des ébéniers, des crécerelles, des câteaux verts de même que des cerfs. Ils seront des atouts indéniables pour les futurs propriétaires des villas de luxe qui y seront érigées.
Le projet, qui s’étale sur 449 hectares, devrait comporter quelque 200 villas, un hôtel cinq-étoiles et des chalets. Les promoteurs prévoient l’aménage- ment d’une petite marina et d’un front de mer sur le littoral d’Anse-Jonchée.
Pour l’instant, toutes les options sont ouvertes, comme l’indique Marc Hein, président du conseil d’administration d’Anse-Jonchée Development Company Ltd. La première étape consistera à identifier un urbaniste. “Nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs que d’autres”, dit-il. Les plans devraient être finalisés cette année et les premiers coups de pioche donnés en 2008. La première phase devrait coûter quelque Rs 2,5 milliards.
Jean-Raymond Boulle investit à Maurice depuis une dizaine d’années. Il est l’un des actionnaires de MTMD. Il a racheté la compagnie de pêche Raphaël Fishing. Il est surtout, au niveau international, un bailleur de fonds du World Wildlife Fund. Aujourd’hui, Jean-Raymond Boulle, qui a la fibre écologique, affirme son attachement pour son pays natal et veut “retourner aux sources”.
Eden Mauritius verra donc le jour sur la propriété connue comme le Domaine du Chasseur qu’il a racheté en août 2006. Alain O’Reilly, l’ancien propriétaire, en a gardé la gestion jusqu’en janvier dernier. Il a ensuite été rénové et a rouvert ses portes ce mois-ci sous le nom de Le Domaine. Il conserve, pour l’instant, son restaurant, ses gîtes et ses activités de chasse et de randonnées. Le Domaine devrait être intégré dans le projet Eden Mauritius.
Le rachat effectué par Jean-Raymond Boulle concerne aussi Le Domaine d’Ylang-ylang ainsi que des plantations de canne à sucre, toutes situées dans la même zone. Les promoteurs souhaitent transformer les chasses, louées à bail à l’Etat, en une zone verte dédiée à l’éco-tourisme.
“Il y aura une interaction avec la population locale dans une des régions les plus défavorisées de Maurice”, promet Fabrice Salaün, coordonnateur du projet. Il annonce la création, dans un premier temps de 350 emplois directs dans le projet IRS. Des emplois indirects seront aussi crées sur le front de mer.
Eden Mauritius participera au Marché international des professionnels de l’immobilier à Cannes, en France, du 13 au 16 mars. Les promoteurs feront partie d’une imposante délégation mauricienne, forte de près de 50 personnes, menée par le Board of Investment. L’organisme a réservé un stand à Cannes. Les participants mauriciens sont des promoteurs de projets IRS, des architectes, des ingénieurs et même des banquiers… Une journée mauricienne est prévue le 15 mars.
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