Publicité

Economie : entre réforme et récession

15 juin 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Deux équipes passablement égales</B>

■ <B>COMMENT EVALUEZ-VOUS L’ÉQUIPE DES CANDIDATS DE L’ALLIANCE MSM-MMM EN TERMES DE CAPACITES POUR RELEVER NOS DEFIS ECONOMIQUES ?</B>

L’équipe des candidats de l’Alliance MSM-MMM est “passable” aux yeux de 60 % des analystes interrogés, sinon “mauvaise” ou “très mauvaise” pour 30 % des analystes. Pour ce qui est de l’équipe des candidats de l’Alliance sociale, 67 % des analystes la trouvent “passable”, et 20 % la qualifient de “mauvaise” ou “très mauvaise”. En somme, neuf analystes sur dix estiment que le gouvernement qui sortira des urnes ne constituera pas une “bonne” équipe capable de relever nos défis économiques. Certains considèrent même que l’Alliance MSM-MMM n’est pas vraiment une équipe, mais plutôt “a one man show”. D’autres entretiennent encore des doutes sur les capacités de leadership de celui qui aspire à être Premier ministre au sein de l’Alliance sociale.

<B>L’investissement doit produire des résultats</B>

■ <B>QUELLE ALLIANCE EST SUSCEPTIBLE D’APPLIQUER LA MEILLEURE POLITIQUE SUR LES QUESTIONS SUIVANTES ?</B>

La seule politique pour laquelle une majorité d’analystes donne crédit à l’Alliance MSM-MMM, est celle visant à encourager l’investissement. Presque deux tiers des analystes lui font confiance là-dessus. C’est déjà énorme, mais insuffisant si l’on doit voir l’économie dans sa globalité. Ainsi, deux analystes sur trois sont d’avis que l’Alliance sociale sera plus encline à alléger la pression fiscale, et 60 % des analystes pensent qu’elle sera plus capable de favoriser la création d’emplois.

Pour ce qui est de la maîtrise de l’inflation et de la réduction du déficit budgétaire, les analystes sont plus ou moins partagés. Sous ces deux chapitres, la performance du gouvernement MSM-MMM n’est pas brillante, mais on n’a pas non plus un bon souvenir du gouvernement précédent sous le règne travailliste. Pour synthétiser, il nous faut une politique de l’investissement qui va dans le sens de la création d’emplois.

<B>Des élections très importantes pour notre économie</B>

■ <B>QUELLE IMPORTANCE ACCORDEZ-VOUS À CES ÉLECTIONS GÉNÉRALES POUR L’ORIENTATION FUTURE DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE DE L’ILE MAURICE ?</B>

Les élections générales de 2005 sont “importantes” ou “très importantes” pour notre économie selon 83 % des analystes. Car l’île se trouve à un tournant où elle doit choisir ou entre se réformer ou mourir. C’est dire l’attente de nos analystes qui n’accepteront pas une politique de l’autruche de la part du prochain gouvernement. Celui-ci devra, pendant les cinq prochaines années, instaurer la confiance dans le pays en envoyant de bons signaux, notamment par rapport au fonctionnement de nos institutions, par rapport à la lutte contre la corruption et contre le gaspillage des ressources publiques, et par rapport à la stabilisation de la roupie. Tout cela implique un “radical rethink” autour de l’intégration de notre économie à la mondialisation : c’est le message de la majorité des analystes interrogés.

<I>Enquête réalisée par téléphone par PluriConseil, du 6 au 8 juin 2005, auprès d’un échantillon de 30 analystes économiques et financiers.

<I>Website: www.pluriconseil.com</I>

Publicité