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Echos des îles
Réunion
cyclisme.
Mayotte se prépare à la Réunion
La sélection mahoraise de cyclisme a choisi la Réunion pour se préparer à l?événement mauricien. Trois des cinq coureurs de l?île aux Parfums participent actuellement à la deuxième édition de l?Étoile de l?océan Indien. Certes, avec beaucoup de difficultés mais avec pour seul objectif de progresser.
?L?essentiel est de participer?. La phrase chère au baron de Coubertin n?a plus beaucoup d?adeptes de nos jours au sein du mouvement sportif international. Et cela même sur une épreuve amateurs comme les Jeux de l?océan Indien. Heureusement, il reste des cas isolés. En autorisant Mayotte à prendre part aux prochains JIOI à Maurice à la fin du mois dans les épreuves individuelles, ceux qui avaient toujours refusé leur intégration ont fait un pas en avant et apporté du même coup un vent de fraîcheur à la compétition. Là, pour apprendre, la délégation de Mayotte partira sur l?île s?ur avec 30 éléments (15 en athlétisme, six en tennis, cinq en cyclisme, quatre en tennis de table). Quatre d?entre eux, des cyclistes (Abtoihi Madi, Momed Madi, Philippe André et Ahmed Elanrif*) sont actuellement à la Réunion pour disputer pour la deuxième année consécutive l?Étoile de l?océan Indien. ?Nous sommes là pour apprendre, annonce d?entrée Andhume Bacar, le sélectionneur de Mayotte. L?objectif, c?est d?être classé et préparer les Jeux des îles.? Les quatre premiers jours de course n?ont pas vraiment réussi aux Mahorais. Deux d?entre eux ont abandonné lundi sur la deuxième étape Saint-Paul -Tampon (80 km). L?un sur chute (Madi Momed), l?autre sur ennuis physiques alors que les autres coureurs se battent dans la deuxième partie du peloton, avec les départementaux (le Mahorais le mieux classé, Philippe André, est 44e au général, à 16?52? du maillot jaune Lucilly). Pour autant, le sélectionneur ne désespère pas. Loin de là. Il sait que le cyclisme mahorais, faute de moyens, en est encore à ses premiers balbutiements. Avec 400 licenciés, la discipline se situe loin derrière les sports collectifs comme le football, le basket-ball ou le handball. ?Nous ne sommes pas au top au niveau du matériel, qui coûte cher. Et puis, nous manquons d?expérience. Chez nous, les courses ne durent jamais plus de deux jours. C?est pour ça que nous sommes ici?, explique Andhume Bacar.
?Une porte s?est ouverte?
Avant de miser sur une quelconque médaille, le sélectionneur préfère remarquer que le plus important est de participer. ?Pour nous, c?est un premier pas, dit-il. Une petite porte qui s?est ouverte et dans laquelle nous nous sommes faufilés. C?est pour nous une première victoire. Mais ce n?est qu?un début. Nous espérons qu?en 2007, à Madagascar, tout l?effectif (tous les sports) sera là.? Alors seulement, Mayotte pourra se fixer sur la performance. Sans tomber, on l?espère, dans les excès de certains de ses voisins.
Cédric SAINT-DENIS
*Ahmed Elanrif ira aux Jeux représenter Mayotte. Bien que sur l?île, il n?a pas eu l?autorisation,vu son âge (16 ans), de participer à l?Étoile de l?océan Indien. Le 5e Mahorais aux Jeux, Emmanuel Lavarel, n?a pu faire le déplacement.
Basket ? Can 2003.
L?Angola achève Madagascar
C?est par une cinquième défaite en cinq matches que l?équipe nationale malgache de basket a bouclé son parcours dans la CAN 2003 à Alexandrie (Égypte)
Le coup d?estocade a échu à l?Angola, tenante du titre, qui ne s?est pas privée d?un régal s?imposant par 103 à 64. Les Angolais ont terminé les éliminatoires invaincus et finissent premiers de la poule A devant le Sénégal. Dans la poule B, c?est le Nigeria qui occupe la tête devant l?Égypte. Les demi-finales opposeront ce soir l?Angola à l?Égypte et le Nigeria au Sénégal. Les Malgaches quant à eux rentrent avec cinq défaites dans leurs valises. Battus d?entrée par forfait par l?Afrique du Sud, ils vont échouer tour à tour devant le Maroc 76 à 71, le Sénégal 112 à 63, la Tunisie 91 à 51 et l?Angola 103 à 64.
Les basketteurs n?ont pas fait mieux que les footballeurs. Des résultats qui ont moins trait à la personne du président de la fédération, aux entraîneurs ou aux joueurs, qu?à une cause plus profonde, fondamentale. Il faut des solutions radicales, volontaristes à des problèmes complexes. On met du temps à le comprendre et on continue à se nourrir d?illusions vite anéanties par les réalités implacables et sans pitié.
R. S.
Quotidien de la Réunion l?Express de Madagascar Seychelles Nation.
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