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Echec à l?exclusion
L?Atelier de formation Joie de vivre (AFJDV) sur la route principale de Chemin-Grenier, qui s?occupe des enfants qui ont été exclus du système d?éducation primaire, lance un nouveau projet à partir de janvier.
La direction de cet atelier mettra en place une structure d?accueil pour permettre aux enfants défavorisés de la région de rattraper leur retard scolaire gratuitement.
Les élèves concernés sont ceux de la classe de 3e jusqu?à la Form III. Les cours débuteront à 15 h 30 et prendront fin à 17 h 30. Six éducateurs seront présents pour les encadrer. Les parents qui veulent inscrire leurs enfants pourront le faire le mardi 11 novembre à partir de 9 heures au même endroit.
Les animateurs bénéficient du soutien de l?Adolescent Non Formal Education Network (ANFEN). (voir plus loin). Les projets sont financés par l?Union européenne (UE), la Fondation espoir et développement (FED) et d?autres sponsors.
L?objectif des responsables de Joie de Vivre est aussi offrir à ces enfants livrés à eux-mêmes, des opportunités en les éduquant à travers les différentes phases de leur développement personnel. «Nous leur faisons confiance car ils peuvent eux aussi apporter leur contribution de manière significative à la société même si notre tâche n?est pas toujours facile», confie Mirella Chaton-Boquet, directrice de l?AFJDV. L?atelier s?est fixé comme mission d?aider ces enfants à prendre leur propre destinée en main, d?avoir de l?espoir pour le futur et de s?assurer que chaque individu soit traité de manière égale sans distinction de race, de caste, de sa croyance religieuse ou de sexe.
Ils sont déjà une quarantaine, garçons et de filles de la région âgés entre 12 et 18 à fréquenter cet atelier. Les adolescents sont des victimes du cycle de pauvreté et du système éducatif. Ces adolescents sont (i) ceux qui arrêtent l?école avant leur CPE (Certificat d?étude primaire (ii) ceux qui choisissent de ne pas refaire le CPE même s?ils sont éligibles (iii) ceux qui n?ont pas réussi leurs examens après deux tentatives et qui ne savent pas où s?orienter et ceux qui n?ont jamais été scolarisés en raison d?un manque de finances.
Les élèves de Joie de Vivre ont un emploi du temps bien rempli. Dès qu?ils arrivent chaque matin, ils assistent à des sessions réservées aux classes académiques. Dans l?après-midi, ils suivent des classes de couture, d?artisanat et font du jardinage.
«Neuf de nos élèves ont pris part aux examens du CPE la semaine dernière. Parmi eux, il y avait ceux qui ne savaient ni lire ni écrire un mot quand ils ont franchi pour la première fois le seuil de Joie de Vivre», témoigne Mirella.
Ayant passé plus de 15 ans au sein de cette institution, la directrice est heureuse lorsqu?elle croise sur sa route les anciens élèves qui fréquentaient cette «école» et qui sont devenus aujourd?hui pères et mères de famille. «Ils nous apporté leur sourire et leur joie de vivre et nous avec l?aide des animateurs et des volontaires , nous avons fait de notre mieux pour leur redonner l?espoir .»
Virginie Petite, 14 ans, habite à Chemin-Grenier. Elle fréquente cet atelier depuis l?année dernière grâce à sa s?ur Cindy qui y était avant elle. «J?ai dû abandonner l?école car je subissais trop de pressions pour des raisons que j?ignore encore. Malgré cela, je me disais dis que je reprendrais le chemin de l?école dès que l?occasion se présenterait.»
Courageusement, Virginie s?est fait inscrire à l?atelier. Elle n?a pas eu tort . «J?ai d?abord appris à lire et à écrire. J?ai aussi appris la couture, à confectionner des bagues et des colliers, à faire la cuisine. Je suis très contente. J?espère pouvoir un jour travailler dans un grand hôtel.»
Toute personne qui souhaite parrainer un ou une élève peut le faire. Le parrainage coûte Rs 200 par mois soit moins de Rs 8.00 par jour. Les responsables ont organisé vendredi une journée portes ouvertes. Sylvie Mayer, la coordinatrice du projet, a accueilli ce jour-là Aschim Schaffer, Meenakshee Singelee, de l?Union européenne, et Nisha Rambarran, du Decentralised Cooperation Programme. Le but était de permettre au public d?acheter les réalisations des élèves, les travaux d?artisanat surtout, vendus à des prix raisonnables pour une collecte de fonds.
Fondée en l?an 2000 à l?initiative de l?UNICEF, ANFEN est une fédération des associations-écoles non gouvernementales et non confessionnelles. Ces associations offrent une éducation alternative aux adolescents qui sont sortis du système éducatif.
Cette association regroupe environ 17 membres et dispose d?un réseau de 16 centres accueillant 650 adolescents en échec scolaire.
ANFEN
<B> Les Services offerts
■ Un service de formation pour les animateurs de centres et autres Organisations ? Non Gouvernementales (ONG) un soutien pédagogique et psychologique dans les centres. L?ANFEN forme des formateurs en quête de nouvelles opportunités pour dynamiser l?apprentissage dans les centres et initie des programmes adaptés pour que les adolescents puissent se frayer un chemin dans les milieux professionnels.
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