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Désordres de New-Grove: à qui la faute ?

3 février 2006, 20:00

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A morcellement Mauripark, New-Grove, c?est le calme. Présence policière oblige. Mais les gourdins et les cannettes de bière que l?on voit par terre ne peuvent passer inaperçus. Encore moins les vingt et un panneaux de vitre brisés et la voiture saccagée devant la maison des Savriacooty. Preuve, pour le moins flagrante, d?une inimitié qui a dégénéré? La Criminal Investigation Division (CID) de Grand-Port-Savanne a été saisie de l?enquête pour situer les responsabilités suite aux incidents survenus entre les Savriacooty et les Manna, dimanche dernier, qui ont fait sept blessés.

Et ce ne sera pas une mince affaire. Car si les Savriacooty se disent victimes, les Manna en disent autant. Et chacun rejette la responsabilité sur l?autre. Toute l?affaire a éclaté samedi dernier quand une prise de bec entre les Savriacooty et les Manna aurait dégénéré. Selon la version des Savriacooty, ils marchaient dans les rues du morcellement lorsque l?épouse aurait attiré l?attention d?une femme conduisant une voiture.

C?est le début d?une bagarre. Et celle-ci devait s?aggraver le lendemain après-midi. La voiture des Savriacooty est endommagée et des panneaux de vitre de la maison brisés. Un début d?incendie est même maîtrisé. La bagarre a nécessité la présence de la Special Supporting Unit, la Divisional Support Unit, la CID et des éléments de la force régulière.

Les Manna ont consigné une déposition à la police le même jour. Et le couple Savriacooty s?est rendu au poste de police de Rose-Belle pour en faire autant. Mais ils devaient alors apprendre qu?une déposition avait déjà été enregistrée à leur encontre.

Selon Mme Savriacooty, cette bagarre n?a rien à voir avec une quelconque polémique entourant une affaire de terre, comme certains auraient voulu le faire croire. Les Manna, affirme-t-elle, habitent dans un morcellement de la propriété sucrière de Savannah et n?ont rien à faire à morcellement Mauripark. Le couple déplore ce qu?il appelle «une justice à deux vitesses» dans leur cas. Ainsi, les Savriacooty se sont rendus, hier, à la Commission nationale des droits de l?homme et au ministère de la Femme.

Surveillance policière

Ils disent ne pas comprendre comment leurs agresseurs, «qui ont commis un cas de damaging property by band et d?attentat à la pudeur» sont toujours en liberté. Mme Savriacooty affirme, en effet, avoir été violée dimanche après-midi. Le couple dit ne pas comprendre cette logique alors que l?identité de ces personnes a été révélée à la police. De plus, ils affirment qu?après l?agression sexuelle qu?elle aurait subie, les policiers on tergiversé avant de la faire examiner par un médecin légiste. Et cela n?aurait été fait que vers 18 heures lundi, soit 24 heures plus tard.

L?époux est également désespéré. Il dit avoir tout perdu. «Qui va m?aider à reconstruire ma maison ? J?ai contracté un emprunt et l?assurance ne me couvre pas dans un cas pareil (émeute).» Les Savriacooty ont emménagé dans cette maison il y a deux mois. Hier, un sergent de police et trois policiers y étaient affectés.

Interrogés hier, les Manna n?ont pas voulu faire de déclaration. Ils attendent de consigner leur déposition en présence de Me Ritesh Sumputh. En attendant, les hommes de l?assistant surintendant de police, Jean Claude Gunga, essaient de comprendre le fin mot de l?histoire?

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